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Découvrir la commune déléguée de Seynod
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Découvrir la commune déléguée de Seynod

Les communes de Vieugy, Balmont et Seynod ont souhaité se rapprocher pour mieux assurer leur développement. L'arrêté préfectoral du 23 février 1965 autorise la fusion de Vieugy (381 habitants) et de Seynod (2385 hab.) et celui du 29 décembre 1972 officialise la fusion-association demandée par Balmont (200 hab.). Le territoire seynodien passe de 850 à 1917 hectares, dont 69 de forêts et 43 de zones humides.

Portrait d'une ville

Jusque dans les années 1960 Seynod reste une paisible commune rurale où prédomine l'activité agricole, principalement l'élevage laitier (1965 : 41 exploitations à Seynod, 39 à Vieugy ; 1988 : 51) qui approvisionne les fruitières de Chaux (1864-1985), Vieugy (1888-1986) et Malaz (1889-1990). En 1979, Seynod est encore la 8e commune agricole du département. La commune accueille sa première usine (Métrix) en 1948, en 1966 SNR implante une unité aux Césardes. Dès lors, Seynod s'engage dans la diversification de son activité économique avec l'aménagement de la zone industrielle de Vovray, en étroite collaboration avec Annecy, et la création de zones d'activités économiques (Césardes, Val Vert, Cap Périaz, etc) qui accueillent dans les années 1990 plus de 800 entreprises employant quelque 7 000 personnes.

 

Une formidable poussée urbaine

Seynod donne le coup d'envoi de son urbanisation, en 1955, avec la réalisation de 114 pavillons aux Bressis. La construction de cinq tours à Barral en 1967 et la mise en route de la ZAC de Champ Fleuri (2 500 hab.) en 1968 s'inscrivent dans cette dynamique qui ira en s'amplifiant au fil des ans. L'habitat résidentiel se concentre autour des principaux villages (Branchy, Balmont, Vieugy). La population passe de 794 habitants en 1947 à 8 214 en 1973 ; en 2016, avec plus de 20 000 habitants, Seynod est la cinquième ville de Haute-Savoie. Dans le même temps, pour faire face à cette explosion démographique, on met en chantier de nombreux équipements collectifs : écoles, collège, lycées professionnels, gymnase, auditorium (1982), centre commercial, piscine (1994). En 2006, Seynod inaugure son nouveau centre-ville organisé autour de son hôtel de ville agrandi. L'auditorium est rénové, une médiathèque construite et une grande place, bordée de commerces et services, aménagée.

Zoom sur...

Les armoiries de Seynod

« Écartelé au 1 : de gueules à la croix d'argent ; au 2 : d'argent au sapin vidé de sable chargé d'un épi de blé d'or ; au 3 : d'argent à la roue dentée d'or chargée d'une tête de Mercure du même : au 4 : d'azur à deux chevrons en sautoir, celui du chef renversé d'or, l'autre d'argent, cantonnés de quatre étoiles du même ».

 

Le premier quartier indique l'appartenance au duché de Savoie. Le deuxième symbolise l'activité agricole et rappelle l'importance de la forêt sur la commune. Le troisième fait allusion à l'activité industrielle et commerciale (tête de Mercure, dieu du commerce). Enfin, le quatrième représente les armoiries des Pelard, seigneurs de Seynod du 14e au 16e siècles.

Les monuments remarquables

Le château d'Orlier

L'origine exacte de ce château est inconnue. Situé à proximité de l'église de Balmont, il date probablement du 14e siècle et a appartenu, un temps, à la famille d'Orlier. Une tour ronde à toit conique a été conservée.

 

Le château de la Perriaz

Ce château vendu comme bien national à la Révolution a été transformé en exploitation agricole.

 

Châteauvieux

L'origine de ce château est inconnue. Au XIIIe siècle la famille de Genève en est propriétaire. Une haute  tour ronde domine l'ensemble. On pénètre dans la cour par un porche surmonté d'un écusson daté de 1593 aux armes des Pelard.


La tour de Branchy

C'est une construction de forme octogonale édifiée à la fin du 19e siècle sur la colline de Branchy par un architecte d'Annecy pour y passer ses week-end en famille.


Voir l'image en grandL'ancienne mairie-école

A été construite en 1854 sur la butte Saint-Martin pour accueillir à la fois les enfants et les activités municipales. Devenu trop petit, le bâtiment, agrandi sous Napoléon III, porte toujours l'écusson frappé du "N" impérial et la date de 1869. Mais la place vint à nouveau à manquer avec l'arrivée de la gratuité et de la laïcité dans l'enseignement. En 1883, une école pour les filles est donc édifiée aux Neigeos.

             

Voir l'image en grandLa Maison de Malaz 

La Maison de Malaz daterait des années 1850-1900. Les propriétaires des exploitations agricoles avoisinantes donnaient le nom de « Château de Malaz » à cette habitation bourgeoise dénommée « Villa des Roses ». La Maison de Malaz acquise par la commune de Seynod est destinée à l'accueil des groupes et sert également de résidence d'artistes en liaison avec la programmation de l'Auditorium. Dans son parc, on peut admirer une œuvre de Silvio Asséo sculptée dans un séquoïa.

 

Voir l'image en grandÉglise de Vieugy

Cet édifice de style néo-gothique, terminé en 1872, est orné de vitraux réalisés par le maître verrier Barillet sur des cartons de Madeleine Novarina, sœur de l'architecte, posés vers 1956.

 

Voir l'image en grandÉglise Saint-Martin

Cet édifice cultuel est très ancien. Le chœur est roman, la nef du 15e siècle et le clocher-porche du début du 19e siècle.

 

 

Église Sainte-Geneviève des Bressis

Sa construction est confiée à l'architecte Paul Jacquet en 1957. Elle se distingue par un clocher décalé et une façade latérale mêlant béton et verre coloré, représentant la barque de sainte Geneviève sur la Seine, œuvre du maître verrier parisien, Van der Sten, sur un carton de  mademoiselle Brix.

Les Seynodiens célèbres et les visiteurs de marque

Jean Métral (1933-2002)

Cet anthropologue, fondateur de l'université Lumière-Lyon II, chercheur à la maison de l'Orient méditerranéen, a vécu à Seynod et fréquenté son école communale.

 

Martin Razy (1984)

Après une scolarité au collège Le Semnoz, il choisit l'option cinéma au lycée Baudelaire où il réalise ses premiers court-métrages. Il obtient un master de cinéma à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En 2008, il écrit son premier long métrage sélectionné en finale du Prix junior du meilleur scénario au concours Sopadin. Il écrit le scénario du court métrage Les Grandes marées (2012) de Mathias Pardo. En 2014, il réalise son premier court métrage, Sans les gants qui obtient le prix Beaumarchais au 29e festival européen du film court de Brest en 2014.

 

L'humoriste Albert Algoud a enseigné le français au collège de Seynod et le chanteur Antoine, de son vrai nom Pierre Antoine Muraccioli, a habité le quartier de Barral en 1958 quand son père travaillait sur le premier projet des tours. L'actrice Véronique Jeannot a fréquenté l'école des Neigeos jusqu'à 9 ans.