Ville d'Annecy
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Le haras

Conçu en 1880 comme un site clos, le haras se trouve en plein cœur de la cité. Depuis son acquisition par la Ville en 2013, un processus d’étude et de consultation a été mis en œuvre afin de redonner au site sa pleine dimension dans le paysage urbain contemporain et de le rendre accessible aux Annéciens.
La nouvelle équipe municipale s’est emparée du projet de requalification du haras, initié en 2018. Confirmant son enjeu majeur – la création de la Cité internationale du cinéma d’animation – elle a souhaité intervenir sur ses deux autres axes : la halle gourmande et le parc paysager. Sur ce dernier notamment, une consultation auprès de tous les habitants s'est déroulée du 24 novembre au 10 décembre, pour recueillir leurs avis et leurs souhaits quant à ses usages.

Chantier réseaux divers et démamiantage

Après les investigations menées en géothermie et les recherches archéologiques préventives, les travaux préliminaires se poursuivent sur le site du haras. Ces étapes permettront aux entreprises de travailler dans des conditions optimales pour les travaux de restauration, de réhabilitation et de construction à venir.

QUAND ?
> Fin septembre 2022 - fin avril 2023 : enfouissement des réseaux
de liaisons entre les bâtiments (eau, assainissement, chauffage, électricité …) et désamiantage (principalement de fibre-ciments)
en couverture.

QUELLES CONSÉQUENCES ?
■ Réalisation de tranchées dans l’enceinte du haras.
■ Intervention de camions en journée uniquement.
■ Aucune nuisance sonore la nuit.
■ Le désamiantage sera réalisé sur site par une entreprise spécialisée.
Les bâtiments seront confinés et toutes les précautions seront prises.

PROCHAINE ÉTAPE ?
■ 2e trimestre 2023 : début du gros oeuvre.

3 semaines de diagnostic d'archéologie préventive

Une nouvelle étape débute le 26 avril sur le site du haras, avant le démarrage proprement dit des travaux, mi-juillet. Il s’agit d’un diagnostic d’archéologie préventive destiné à évaluer la présence potentielle de vestiges antiques.

C’est une étape obligatoire sur tous les sites de cette importance, sur lesquels s’opèrent des travaux nécessitant des terrassements. Le site du haras se trouve, en effet, dans une « zone de présomption de prescription archéologique » définie par un arrêté préfectoral.

L’intervention dans le détail :
Une équipe d’archéologues va investir les lieux durant 3 semaines pour sonder le terrain sur l’emprise du chantier. Des tranchées d’environ 2m de large, 15m de long et 1m de profondeur vont être creusées, en quinconce, afin de procéder à un diagnostic. Cela permettra de mettre en évidence, de caractériser la nature, l’étendue et le degré de conservation des vestiges archéologiques éventuellement présents. Au total, entre 5 et 10% des 17 000 m² seront sondés. Des sondages ponctuels à 2/3 mètres de profondeur sont aussi prévus.

Les espaces boisés classés ne seront pas impactés.

Les étapes :
- Diagnostic d’archéologie préventive durant les trois premières semaines d’avril
- Phase d’étude et établissement d’un rapport
- Mesures complémentaires postérieures au diagnostic (fouille ou préservation des vestiges in situ) éventuelles selon le résultat du diagnostic

Les organismes intervenants
La DRAC : Direction régionale des affaires culturelles. Son service régional d’archéologie accompagne les collectivités dans l’instruction des dossiers d’urbanisme, en cas de risque de mise en péril de potentiels vestiges. La DRAC attribue la réalisation du diagnostic à l’INRAP.
L’INRAP : Institut national de recherches archéologiques préventives. Il réalise le diagnostic sur le terrain.

Le saviez-vous ?
Le site du haras se situe entre la ville antique, côté boulevard de la Rocade/Parc des sports et la zone portuaire au niveau du lac.
L’agglomération antique est implantée durant la seconde moitié du 1er siècle avant Jésus-Christ dans la plaine des Fins et s’étendait sur une superficie d’une trentaine d’hectares.
La situation du site du haras, en marge de la ville, entre le centre politique et le port du sud, pourrait supposer une éventuelle présence de vestiges.

Des forages géothermiques sur le site du haras

Les travaux de transformation du site du Haras commencent ce mercredi 16 février avec les forages géothermiques. Destinés à mesurer la capacité de production de chauffage et de rafraîchissement des futurs bâtiments, ils seront suivis de fouilles archéologiques.

L’objectif est de rechercher la sobriété et l’efficacité dans la production et l’utilisation d’énergies, dont la plus grande part sera renouvelable.

Pour cela, deux forages sont effectués à une profondeur de 15m, où l’on trouve une eau à 13° toute l’année, sans aucune connexion avec l’eau du lac. Cette eau pourra être utilisée pour le système de chauffage et de production d’eau chaude, de type « pompe à chaleur », mais aussi, éventuellement, pour rafraîchir le bâtiment en inversant le cycle de fonctionnement.

Des fouilles sur 1 700m²

Les forages, qui dureront une semaine environ, seront suivis par une campagne de fouilles archéologiques durant la 2e quinzaine du mois de mars. Réparties en tranchées de 2m de large par 1m50 de profondeur, elles s’étendront sur 1 700m². Elles seront réalisées par l’INRAP, pour le compte de la DRAC.

Ces fouilles sont obligatoires avant le dépôt du permis de construire.

 

Le site du haras a fermé ses portes pour plusieurs années. Il sera inaccessible aux promeneurs et aux animations jusqu’à sa réouverture prévue pour le 1er trimestre 2025.

 



La Cité du cinéma d’animation ouverte au monde et aux échanges

Destinée au grand public, cette Cité du cinéma d’animation va permettre à tous les habitants, les scolaires et les jeunes, ainsi qu’à tous les visiteurs de la ville, d’accéder à des activités et des évènements autour du film d’animation et de l’éducation à l’image. Cette Cité sera un lieu d’échanges, de visites, de découvertes, d'immersion avec :

  • une exposition permanente (pilotée par le Musée-Château qui possède aujourd’hui la plus belle collection française dédiée au cinéma d’animation),
  • des expositions temporaires,
  • un espace de médiation, et d’éducation à l’image,
  • une salle de projection et de conférences,
  • une résidence d’artistes.

La Ville renforcera sa position de capitale mondiale de l’animation toute l’année, et non plus seulement pendant la durée du Festival international du film d’animation.

Une halle gourmande proposant des produits locaux, accessibles

« Concernant la halle gourmande, l’équipe municipale travaille encore avec les services sur la finalisation de sa délégation de service public, pour s’assurer qu’elle sera un lieu populaire, avec des prix accessibles et qu’elle proposera des produits diversifiés de qualité, locaux ou biologiques », Frédérique Lardet, Maire adjointe en charge de l’économie locale et du commerce de proximité, Présidente de l’agglomération du Grand Annecy.

Le futur gestionnaire devra assurer un investissement suffisant tout au long des 20 ans d’exploitation, la Ville souhaitant retrouver un équipement en bon état d’entretien et de fonctionnement à l’issue de cette délégation de service public. Le futur contrat sera soumis au conseil municipal du 14 décembre.

©DDA - Devaux&Devaux Architectes ©ALEP paysagistes - Avant-Projet

Vue depuis le rond-point

Vue du passage couvert et salle de projection

Plan Masse@ArchiD&D

Le projet du haras est soutenu par l’État, la Région et le Département. Cela représente plus de 8 millions de subventions de ces partenaires, sur un budget total d’environ 26 millions HT.