Ville d'Annecy
Rechercher

Ma ville en projets
Construisons ensemble le centre-ville de demain

Construisons ensemble le centre-ville de demain

Une réflexion est lancée par la Ville pour repenser l’aménagement à long terme de l’ensemble des espaces publics paysagers et voiries du centre-ville en bord du lac.

Voir l'image en grand

L’objectif est d’élaborer un programme d’aménagement qui traduise le projet de mandat sur les questions suivantes :
- mobilité et circulation apaisée
- nature en ville et transition écologique
- évolution des événements et utilisation de l’espace public
- participation citoyenne et renouveau démocratique.

Le périmètre de réflexion concerne l’ensemble des espaces publics du centre-ville en bords du lac. Il fait interagir différents projets déjà réalisés ou en cours : piste cyclable, pont Albert Lebrun, place de la Libération, "Poche" du lac, entrée de ville côté Marquisats, Hôtel-de-ville.

Les habitants consultés

Une équipe composée de concepteur-paysagiste, écologue, urbaniste, ingénieur mobilité, sociologue, accompagnera la municipalité dans cette réflexion. Elle sera sélectionnée à l’automne.

La phase d’étude et le volet concertation de la population débuteront en janvier 2022 pour une durée estimée à environ 1 an. Au cours de l’année 2022, plusieurs actions de concertations seront en effet développées afin d’être au plus près des attentes des différents usagers et habitants du secteur. Balades urbaines, ateliers participatifs, installations, réunions publiques, expositions seront ainsi au programme.

Suivez prochainement sur jeparticipe.annecy.fr les modalités d’accès à cette participation citoyenne.

Une exposition sur cinq sites

Des panneaux sont installés sur cinq sites emblématiques du cœur de ville : la place de la Libération, le Pâquier, le pont Albert Lebrun, le square des Chappuisiens et l’hôtel de ville. Ils présentent l’histoire de ces lieux, leurs caractéristiques actuelles et les questions sur lesquelles se pencher pour construire l’avenir de ces sites.

Place de la Libération

Hier

Voir l'image en grand Archives municipales Annecy. 34 Fi 876. Ed. Pittier. Fonds Langlet. Place de la Libération, 1er quart du XXe siècleAu XVIIIe siècle, le pont Albert Lebrun et la porte du Pâquier, au niveau des anciens remparts, faisaient office de lien entre la vieille ville et les pâtures. Courant XIXe siècle, le canal du Vassé est couvert et la place devient un vaste parvis devant le théâtre municipal installé à l’entrée du Pâquier. Puis au XXe siècle, la rue Vaugelas, l’avenue d’Albigny, la rue de la Préfecture et le quai Eustache Chappuis deviennent de grands axes de circulation transformant la place, alors aménagée, en carrefour routier.

 

Voir l'image en grand

Aujourd'hui

Aujourd'hui, peu d’indices rappellent le passage du canal sous la voirie. De même, hormis le long du canal, la végétation est quasi absente. La circulation routière est de plus en plus dense et la fonction de carrefour toujours bien présente. Automobilistes, piétons et cyclistes partagent un espace contraint.

Et demain ?

  • Quelle identité donner à la place de la Libération, dont le statut de "place" s'est peu à peu effacé au profit de la route ?
  • Quel lien tisser avec les équipements culturels et publics à proximité ?
  • Quel type de mobilité et modes de déplacement pour apaiser la ville et engager la transition écologique du territoire ?
  • L'eau et le patrimoine bâti et paysager sont des éléments historiques marquants de cet espace public. Comment repenser leurs mises en valeur ? Comment répondre aux changements climatiques en cours ?

Pont Albert Lebrun

Hier

Voir l'image en grand Archives municipales d’Annecy Pont Albert Lebrun, 1936Dénommé pont du Pâquier jusqu’au début du XXe siècle, l'actuel pont Albert Lebrun est l'un des accès à la ville au Moyen-Age. Il permet de franchir le canal du Vassé ainsi que les remparts. Au XIXe siècle, le canal du Vassé est recouvert par la rue Vaugelas jusqu’au pont du Pâquier : la place de la Libération apparait. La régulation du niveau du lac est mise en place dans la seconde moitié du XIXe siècle, grâce à un système de vannes situées sous le Pont inventé par l’ingénieur Sadi Carnot, futur Président de la République. En 1934, un nouveau pont est construit à côté du premier afin d’élargir les voies de circulation.


Aujourd'hui

Voir l'image en grand

Aujourd'hui, le site du canal du Vassé est classé par arrêté ministériel pour son aspect pittoresque et historique. Ce classement permet aussi de préserver les canaux de la vieille-ville (Thiou et Vassé) d’une autre couverture partielle comme celle qui a conduit à la création de la place de la Libération. Enjambant le canal du Vassé, le pont est lui aussi soumis à ce classement. L’écluse du Pâquier, située sous le pont, sert actuellement à réguler la hauteur des eaux du lac notamment pour protéger les roseaux.

Ce pont en béton armé datant de 1934, ne permet plus de supporter le trafic routier actuel et les inspections de la structure ont révélé des dégradations. La Ville doit donc le démolir et de le reconstruire à l’identique pour assurer son intégration architecturale et paysagère, comme l’oblige le classement du site. A la rentrée 2021, l'Etat va rénover le dispositif de vannage grâce à l'installation d'un système à clapet plus large, efficace et facile d'utilisation. En savoir plus ici.

Et demain ?

  • La Ville d’Annecy a engagé une reconstruction à l’identique. Le nouvel ouvrage est construit dans le prolongement de la couverture du canal du Vassé. Cette opération permettra à la Direction Départementale des Territoires de moderniser le barrage de régulation du lac. Un nouveau système de barrage à clapet sera placé en amont du nouveau pont. Ce système hydrauliquement, plus large, sera plus efficace et l’utilisation sera plus facile.
  • Quel type de mobilité et modes de déplacement pour apaiser la ville et engager la transition écologique du territoire ?

Pâquier / Préfecture

Hier

Voir l'image en grand Archives municipales d'Annecy. 8 Fi 942. Cliché A. Baud. Pâquier, 1921

Étymologiquement, le Pâquier désigne un sol à pacage : un lieu où l’on mène les bêtes paître. En plus du pâturage, les Annéciens y pratiquaient le fauchage de l’herbe jusqu’en 1956. Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, le Pâquier était un vaste champ marécageux. Au cours du XVIII puis du XIXe siècle, les platanes sont plantés, une digue est créée sur les berges du lac et des canaux permettent d’assainir les lieux et l’ouvre aux promenades. Ce « Champs de Mars », servait aussi pour les exercices militaires et diverses démonstrations sportives.


Aujourd'hui

Voir l'image en grand Gilles Piel

Depuis son inauguration en 1981, le centre culturel Bonlieu est un lieu incontournable de la vie annécienne. Il accueille une scène nationale, l‘Office du tourisme, des médias, des commerces, de la restauration… et un espace public couvert « l’Agora ». Le Pâquier libéré de ces constructions, forme aujourd’hui un espace emblématique et attractif. C’est l’un des rares espaces publics végétalisés de cette ampleur avec vue sur le lac et les montagnes.

Et demain ?

  • Quelle évolution apporter à nos rapports avec les éléments naturels du site, à ses ressources, à l’eau, à ce qui fait d’une ville, une ville agréable, un lieu de socialisation ?  
  • Doit-on repenser certains sites proches pour offrir plus d’espaces publics ombragés et végétalisés ?
  • Les événements culturels sont-ils suffisamment mis en valeur sur le Pâquier ?
  • L’équilibre entre événements sportifs, touristiques, l’accès à l’eau et la mise en valeur du paysage et de la biodiversité terrestre et/ou aquatique est-il à repenser ?
  • Les sols du parking Préfecture, de la place de l’Hôtel-de-Ville ou la place de la Libération doivent-ils être végétalisés ?

Poche du lac / square du Collège

Hier

Voir l'image en grand Archives municipales d'Annecy. Fonds Musée-Château Construction de l'immeuble St-DominiqueLe quartier compris entre le quai Eustache Chappuis, la rue du Lac et les rues Filaterie et Grenette, est ancien et existait déjà dans la vieille ville médiévale. Situé à la limite des anciens remparts, il deviendra une transition vers le futur secteur de l’Hôtel de ville via les abords de l’église Saint-Maurice et le quai Eustache Chappuis. Depuis le Moyen-Age et jusqu’au début du XXe siècle, le secteur est occupé par le monastère et le cloître de la Visitation installés le long du quai Eustache Chappuis. Le collège Chappuisien a laissé son nom à une rue qui indique son emplacement historique.

Aujourd'hui

Voir l'image en grand

La création d’un quartier d’habitations et de commerces est lancé au début du XXe siècle. L’architecture caractéristique, composée de balcons ornementés et de galeries commerçantes en rez-de-chaussée, remplace des bâtisses plus modestes et tortueuses. La voiture s’introduit dans ce quartier commerçant : la circulation automobile s’intensifie à partir des années 1950-60. Dans les années 2000, la fermeture de la rue Filaterie et de la place Notre-Dame marque une première étape vers la piétonisation du secteur. Aujourd'hui, entre véhicules à la recherche de stationnement, promeneurs et cyclistes, le partage de l’espace public manque de clarté.

Et demain ?

  • Le quartier et les bords du lac ont besoin de plus de cohérence. Repenser la composition urbaine et les usages pourrait apporter une nouvelle dynamique et donner cette cohérence qui fait aujourd’hui défaut.
  • Les arbres, très présents sur le quai Eustache Chappuis et le long du canal du Vassé, pourraient-ils être introduits dans les rues, passages et squares du quartier ?
  • Le canal Saint-Dominique, élément historique partiellement caché, pourrait-il être découvert afin d’apporter un lien avec le lac et une certaine fraîcheur au quartier ?
  • Une réflexion sur l’aménagement de l’espace public pourrait-elle permettre de repenser l’équilibre entre piétonisation et circulation automobile et cyclable ?
  • Libérer le quartier du stationnement automobile permettrait-il de conserver voire d’améliorer la qualité de l’espace public et le dynamisme de ces commerces de proximité ?

Hôtel de ville

Hier

Voir l'image en grand Hôtel de ville, 1966

Situé hors des remparts de la ville, le site de l’actuel Hôtel de ville et du jardin de l’Europe, dénommé « Clos Lombard », se composait de deux îles utilisées pour le pâturage et comme jardin d’agrément. Le secteur était séparé de la vieille ville par le canal de la Grenouillère, reliant le Thiou au canal du Vassé au niveau de l’actuelle esplanade de l’hôtel de ville. Au cours du XIXe siècle, la ville d’Annecy a la nécessité de s’étendre au-delà de son cœur historique. Le conseil communal acquiert les terrains de l'actuel Hôtel de ville. L’Hôtel de ville, l’école municipale et le jardin botanique du rond-point - actuel Jardins de l’Europe, sont réalisés à la suite d’un concours d’architectes.

 

Aujourd'hui

Voir l'image en grand

Les usages de la place ont évolué en même temps que le développement de l’usage de la voiture individuelle. De 1950 à 1990, cette place est une vaste zone de stationnement. La construction d’un parking souterrain de 432 places a permis d’engager la transformation du secteur et de favoriser les déplacements piétonniers.

L’incendie de l’Hôtel-de-ville en 2019 et l’épidémie de Covid-19 questionnent de nouveau les usages de l’esplanade, et sur la place à donner à chacun des différents usagers des espaces publics. En 2021, un concours d’architecture a été lancé pour la reconstruction du bâtiment et une piste cyclable a été aménagée selon un tracé provisoire. 

Et demain ?

  • Quels types de mobilités favoriser sur ce secteur fortement fréquenté ?
  • Des passerelles piétonnes et cyclables sont-elles envisageables sur ce site classé ?
  • Quel type de passerelle piétonne et cyclable pour franchir les canaux du Thiou et du Vassé et ainsi rejoindre le Pâquier depuis l’entrée de la ville côté Marquisats ?  
  • À l’occasion de la reconstruction de l’Hôtel-de-Ville, comment repenser l’aménagement de l’espace public, le partage des usages, le stationnement, la vie quotidienne des riverains ?
  • Les déplacements quotidiens par bateau doivent-ils être développés ?