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Les archives municipales vous racontent...

Tous les jeudis, les archives municipales d'Annecy vous invitent à replonger dans l'histoire de la ville.

Les belles « petites bouilles » d’Annecy

1. 8 août 1937, les tout premiers « petits colons » et le personnel inaugurent la colonie Joseph Blanc, au col de Leschaux. Fonds famille Lanier

2. 8 août 1937, les tout premiers « petits colons » et le personnel inaugurent la colonie Joseph Blanc, au col de Leschaux. Fonds famille Lanier.

3. 8 août 1937, les tout premiers « petits colons » et le personnel inaugurent la colonie Joseph Blanc, au col de Leschaux. Fonds famille Lanier.

4. 8 août 1937, instituteurs, cuisinière, directrice… lors de l’inauguration de la colonie Joseph Blanc, au col de Leschaux. Fonds famille Lanier.

5. La colonie Joseph-Blanc en août 1955.

6. 5 juillet 1936, dans le cadre de l’inauguration du pont qui portera son nom, le président de la République Albert Lebrun consacre quelques minutes à la Maison de l'Enfance. À droite le maire, Joseph Blanc, avec le docteur Claudius Gallet à ses côtés

7. 5 juillet 1936, inauguration du pont Albert-Lebrun, le président de la République de passage à la Maison de l'Enfance. À noter à gauche, l’échange entre un enfant et le Général de Corps d’Armée Joseph-Eugène-Charles Braconnier.

8. 1938, noël à la crèche municipale d’Annecy.

9. Maison de l’Enfance dans les années 50.

1. Extrait de L’Industriel Savoisien du 3 décembre 1938 reprenant l’article publié par The Day Nursery Journal « Une visite anglaise à la crèche d’Annecy ».

Janine, Gisèle, Paul et les autres… ce dimanche 8 août 1937, sous un soleil ardent, une centaine de « petites bouilles » inaugure la colonie de vacances de Leschaux, la « colonie Joseph Blanc », destinée aux enfants de familles déshéritées d’Annecy.

 

C’est en 1907 que l’idée de créer l’œuvre des Enfants à la montagne germe. « De tout temps un changement d’air et de climat a été reconnu utile à la santé, et ses bienfaits, d’abord réservés aux favorisés de la fortune, s’étendirent peu à peu, par application des principes de solidarité sociale, aux enfants moins favorisés, aux malingres des quartiers populeux et pauvres de nos grandes cités… Annecy fut une des premières villes à entrer dans la voie réalisatrice des colonies de vacances. »

 

Le docteur Claudius Gallet, conseiller municipal et sénateur, le « bon docteur » des familles modestes d’Annecy sera l’initiateur de cette œuvre avec une grande première à Saint-Jean-de-Sixt pour une vingtaine d’enfants, 21 jours de grand air, pendant 6 ans… jusqu’à la Grande Guerre. Le docteur Gallet décède en 1936, c’est son ami, Joseph Blanc, sénateur-maire d’Annecy qui donnera naissance à la colonie de Leschaux un an plus tard. Lors de l’inauguration, Joseph Blanc confiera qu’il venait d’éprouver la plus grande satisfaction de sa vie publique.

 

Pour accueillir 100 « petits colons », du 24 juillet au 18 août, puis 100 de nouveau, du 18 août au 15 septembre 1937, il aura fallu trouver et acquérir un terrain, réaliser la voie d’accès, construire un vaste bâtiment, alimenter en eau potable… La direction est confiée à Mlle France Chappaz, l’économat et la cuisine à une cuisinière et ses trois aides, six équipes d’instituteurs se relaient pour la surveillance, il en est de même pour deux infirmières. Bref, en septembre 1938, un article de L’Industriel Savoisien note que « Presque tous les colons ont augmenté de poids : la moyenne de cette augmentation a été de 500 grammes ; mais certains ont accusé jusqu’à 2 kilos. »

 

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Une autre initiative à l’égard des tout jeunes enfants et de leurs mères se concrétise avec la Maison de l’Enfance, œuvre de l’architecte Henri Adé, édifiée en 1932-1933, tout près de l’hôtel de ville. Elle comporte trois services : la Goutte de Lait, les consultations des nourrissons et la crèche-garderie. Durant les 365 jours de 1938, la Goutte de Lait distribue 130 299 biberons soit sur place, soit à domicile. Une partie est gratuite pour les familles nécessiteuses. Quant au prix, il est variable en fonction des situations familiales.

 

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Enfin, rappelons qu’au sortir de la Grande Guerre, la question du repeuplement fait partie des grandes préoccupations nationales. On redouble d’imagination... À l’instar d’une marque de savon qui créé le concours du « bébé Cadum », la « sympathique Direction de la Plage d’Annecy » lance celui du « plus joli bébé » le dimanche 1er août 1937. Les enfants de 1 à 6 ans pourront participer et l’on considère que plus de 100 petits « minois » prendront part à ce concours.

 

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Retrouvez cet épisode de l’entre-deux-guerres, et bien d’autres encore, en vidéo-fiction, en visitant l’exposition créée par les Archives municipales d’Annecy : « Drôles de cartes postales : Annecy, les années 20-30 s’animent ».

Soyez curieux… Trésors et histoire(s) à découvrir aux Archives municipales d’Annecy !

Annecy années 20-30 : l’extraordinaire poussée démographique et urbaine d’Annecy

1. Vue d’Annecy prise en 1929 par la Compagnie aérienne française. À noter : le cimetière de Loverchy et les principaux monuments : hôtel de ville, préfecture, basilique de la Visitation, hôpital, séminaire, églises... À droite, l'avenue de Chambéry puis

2. 25 juillet 1926, la foule assiste au départ du cortège de la fête du costume savoyard devant l’hôtel de ville autour de la fontaine à la Diane (aujourd’hui installée square de la Victoire-de-Stalingrad près de la gare). Fonds Dépollier.

3. Foule des années 20, rue Royale devant le Grand Café, canotiers et bibis sont de sortie pour la fête du costume savoyard.

4. Années 20, rue Royale, entre le square de l’Évêché et le tabac-buvette Muratti. Fonds Langlet.

5. 1921, lors d’une fête nautique, la foule investit le Pâquier pour la course en avirons. Photo sur plaque de verre, fonds Pichollet.

6. Janvier 1935, rue Sainte-Claire un jour de marché. Photo extraite de « Lumière et beauté », n° 1, consacré au lac d’Annecy. Ce mensuel était édité pour les Laboratoires Laurençon, Villefranche-en-Beaujolais

7. Portrait de Marius Ferrero, maire d'Annecy de 1904 à 1909, président de la chambre de commerce et d’industrie de la Haute-Savoie de 1926 à 1952.

8. Graphique illustrant la poussée démographique d’Annecy de 1921 à 1936.

9. Graphique illustrant la situation des 3 000 ouvriers à Annecy en 1936. Répartition des effectifs (dont un tiers chez SRO, futur SNR) et date de fondation de chaque industrie.

10. Extraits du plan d’aménagement et d’extension de la ville, conçu par l’architecte-urbaniste parisien, Jacques-Marcel Auburtin, et déclaré d’utilité publique en juillet 1927. Parmi les réalisations de cet architecte : la villa Ephrussi de Rothschild à

Pour Annecy, la petite provinciale, les décennies 1920 et 1930 sont des années de prospérité économique et touristique, et ce, malgré la crise qui secoue la France de 1931 à la Seconde Guerre mondiale.

Selon l’expression de Raoul Blanchard*, « les succès industriels et touristiques attirent les hommes ». Ainsi après-guerre, Annecy connaît un rapide et intensif développement, une grande partie de l’accroissement de sa population vient des apports extérieurs. En 1921, la ville compte 15 004 habitants, en 1936, on en dénombre 23 293, soit une augmentation de 55% en 15 ans, avec un gain de 8 289 citoyens. Chambéry, sa voisine, passe de 20 617 habitants en 1921 à 28 073 en 1936, soit un gain de 36%.

En effet, la Grande Guerre va grossir les rangs des industries déjà présentes avec l’installation d’usines de roulements (SRO) fin 1917, de bijouterie mécanique (Zuccolo Rochet, Laminor) et de fabrication de pierres synthétiques (Baïkowsky qui deviendra Baikowski). À côté de ces « poids lourds », un grand nombre d’ateliers s’établit à Annecy et y prospère : confection, appareils radio, construction mécanique, poupées en celluloïd (Grillet), facteur d’harmoniums, produits cosmétiques, casseroles et accessoires automobiles. Les scieries et le façonnage du bois (bois de galoches, charpente…) sont en pleine activité. Dans le secteur de l’alimentation, on retiendra la chocolaterie industrielle de Charles Ruphy et les minoteries Cléchet et Goud.

En 1936, le personnel employé dans tous ces ateliers représente un peu plus de la moitié de la population active.

La problématique du mal-logement se corse. La mise en œuvre d’un service public du logement social tiendra à l’engagement et à l’énergie sans borne de Marius Ferrero. Ce fils d’immigrés italiens, aide-maçon à 14 ans… petit commerçant puis industriel (équipements militaire et confection), deviendra maire d’Annecy en 1904, puis président de la chambre de commerce et d’industrie de Haute-Savoie de 1926 à 1952. Les tout premiers HBM – Habitations à bon marché – des 2 et 4 rue du Général-Pershing s’élèvent en 1932.

Au-delà des constructions importantes réalisées soit sur les terrains de l’ancienne caserne Decouz, soit rues Royale, de la Gare et de la Poste, il a été construit de 1929 à 1934 inclus, 387 immeubles, représentant 922 appartements. Les très nombreuses maisons nouvelles édifiées dans la banlieue ont nécessité l’ouverture de 2,8 km de rues entre 1929 et 1935 : Louis-Boch, du Coteau, des Alpes, des Près-Riants, Aimé-Levet, Louis-Chaumontel, des Prévoyants, du Repos, etc. La ville s’égaye dans la plaine des Fins, vers Cran et Annecy-le-Vieux.

Pour maîtriser cette expansion quelque peu incontrôlée, le conseil municipal vote un plan d’aménagement et d’extension de la ville, confié à l’architecte-urbaniste parisien, Jacques-Marcel Auburtin. Il est déclaré d’utilité publique en juillet 1927. 28 ans plus tard, en 1955, ce même plan d’aménagement sera toujours utilisé.

*Raoul Blanchard (1877-1965), géographe et  enseignant à l'université de Grenoble. Auteur, entre autres, de Annecy, essai de géographie urbaine, Société des Amis du Vieil Annecy, 1957.

Les premiers 11 novembre

11 novembre 1918, foule rassemblée devant l’hôtel de ville d’Annecy. Le maire, Joseph Blanc prononce son discours.

11 novembre 1918, le préfet Adrien Nimier lit son discours entouré des autorités devant le monument Curtat, monument élevé à la gloire des soldats morts à la guerre de 1870. Alors située à l'angle de l'avenue du Parmelan et de la rue Revon

Affiche invitant les Annéciens à fêter, le 11 novembre 1920, la proclamation de la 3ème République et la fin de la victorieuse guerre

Affiche-programme de la fête du 4 septembre 1920 célébrant le cinquantenaire de la proclamation de la 3ème République. Fête gymnique et courses vélocipédiques sont au rendez-vous

Reportage photo de la journée du 11 novembre 1920, avenue du président Wilson (future avenue d’Albigny) avec les autorités militaires, pompiers, fanfare municipale…

Reportage photo de la journée du 11 novembre 1920, avenue du président Wilson (future avenue d’Albigny). L’on aperçoit le maire, Joseph Blanc, la remise des décorations aux pompiers démarre…

Reportage photo de la journée du 11 novembre 1920, avenue du président Wilson (future avenue d’Albigny). Joseph Blanc, maire et… la remise des décorations aux pompiers démarre…

Reportage photo de la journée du 11 novembre 1920, avenue du président Wilson (future avenue d’Albigny).

Extrait de l’hebdomadaire L’Industriel Savoisien du 6 novembre 1920 annonçant les fêtes du 11 novembre 1920

Extrait de l’hebdomadaire L’Industriel Savoisien du 6 novembre 1920, le programme de la journée du 11 novembre 1920, co-signé par Jules Barut, commandant de la Compagnie des Sapeurs-pompiers et Joseph Blanc, maire d’Annecy

Extrait de l’hebdomadaire L’Industriel Savoisien du 6 novembre 1920 témoignant du « culte des morts » dans les cimetières par les Annéciens

Extrait de l’hebdomadaire L’Industriel Savoisien du 11 septembre 1920, le 11 novembre est déclaré jour férié. Cet article dresse le compte-rendu de la journée du 4 septembre 1920 fêtant la proclamation de la 3ème République et annonce les célébrations

Extrait de l’hebdomadaire L’Industriel Savoisien du 13 novembre 1920, il dresse le compte-rendu des fêtes de la journée du 11 novembre, jour où sont inaugurées « les deux tables de marbre noir belge, portant en lettre d’or la funèbre liste des 378 enfants

Maquette du monument aux combattants, par le sculpteur Philippe Besnard. Photo du 15 novembre 1924, annexée à la délibération du conseil municipal du 29 octobre 1924. Le monument représente une Victoire casquée, sonnant de la trompette

Inauguration du monument aux combattants de la Haute-Savoie, le 12 septembre 1926, devant l’hôtel Verdun. Le maire Joseph Blanc, juché sur une estrade au milieu de la foule, prononce son discours

11 novembre 1918, 11h15, le préfet de la Haute-Savoie reçoit un télégramme annonçant la signature de l’armistice le matin même à 5 h. L’effroyable Grande Guerre est terminée, 1 500 000 combattants français sont tombés. 11h30, la trompette municipale prend alors le relais pour inviter les Annéciens à un grand rassemblement devant l’hôtel de ville à 15h. Lorsque le maire, Joseph Blanc et les conseillers municipaux paraissent au balcon, la place est noire de monde. Les acclamations s’élèvent suite au discours du maire, toutes les cloches sonnent. Une immense fête patriotique organisée à la hâte par la mairie débute à 15 h, se poursuit en soirée par un concert, sous les feux d’artifice.

L’année suivante, l’hommage « aux glorieux Défenseurs Morts pour la France » se déroule le dimanche 2 novembre.

Le 11 novembre 1920 célèbre à la fois le cinquantenaire de la 3ème République et la fin victorieuse de la Grande Guerre. Un siècle plus tard, revenons sur cette journée si particulière à Annecy.

  • 3ème République (1870- 1940), l'apogée du régime parlementaire. Proclamée le 4 septembre 1870, deux jours après la défaite militaire du Second Empire à Sedan, la République s'installe dans des conditions difficiles. Encore en guerre contre la Prusse, au printemps 1871, elle réprime l'insurrection de la Commune de Paris. La Troisième République se consacre à la transformation en profondeur du pays. S'inspirant des idéaux de 1789, elle établit la liberté d'opinion et d'expression des citoyens ; ceux-ci participent massivement aux élections qui rythment désormais la vie politique, grâce au suffrage universel. Les conditions d'une véritable égalité entre tous les Français sont réunies dès leur plus jeune âge : l'école se veut, en effet, le plus solide des piliers de la République, qui émancipe l'individu tout en cimentant la nation autour des valeurs héritées de la Révolution française : liberté, égalité et fraternité. La République est finalement terrassée par la défaite de mai-juin 1940 et la débâcle.
  • 2ème anniversaire de la signature de l’Armistice. La cérémonie prend une dimension nationale avec la volonté d’honorer tous les soldats morts aux combats, le corps d’un soldat inconnu tué à Verdun est porté sous l’Arc de Triomphe. Par la suite, les anciens combattants insistent pour que le Parlement déclare le 11 Novembre comme fête nationale. C'est l'objet de la loi du 24 octobre 1922.

Le monument aux combattants de la Haute-Savoie

Actée en mai 1921, la création d’un monument départemental à la gloire des combattants de la Grande Guerre est confiée au sculpteur Philippe Besnard, fils du peintre parisien Albert Besnard, directeur de l’école des Beaux-Arts et membre de l’Académie française, lequel possédait une villa à Talloires. Recueillir des fonds demande plusieurs années ; toutes les communes de France sont à l’œuvre… Le monument est finalement inauguré le dimanche 12 septembre 1926. À l’entrée de la promenade du Pâquier, (actuellement place de la Libération). Il sera transféré place du Souvenir en 1977 pour permettre la construction d’un ensemble immobilier à l’intérieur du clos Bonlieu.

Retrouvez cet épisode de l’entre-deux-guerres, et bien d’autres encore, en vidéo-fiction, en visitant l’exposition créée par les Archives municipales d’Annecy : « Drôles de cartes postales : Annecy, les années 20-30 s’animent ».

Le centre culturel Bonlieu fête ses 40 ans ! - Acte 3

Les premiers pas de Bonlieu, vue aérienne 1981.

Journée inaugurale de Bonlieu : autour de Jean-Pierre Cot, ministre de la Coopération, André Fumex, maire d'Annecy, Charles Bosson, sénateur, Maurice Novarina, architecte, Jean-Pierre Pochat, conseiller municipal. À l'arrière-plan, l'ancien casino en c

Journée inaugurale de Bonlieu : Jean-Pierre Cot, ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures et André Fumex, maire d'Annecy accèdent au théâtre.

Journée inaugurale de Bonlieu : le forum est animé par le groupe folklorique « Les Snyüles », ou affreux bavards en patois.

Journée inaugurale de Bonlieu : parmi les toutes 1ères créations théâtrales « La Double inconstance » de Marivaux vue depuis la régie

Première exposition « Annecy-81 : sculpture » dans le forum et le jardin de Bonlieu.

Affiche de l’exposition « Annecy-81 : sculpture » dans le forum et le jardin de Bonlieu.

Premier programme de Bonlieu, octobre 1981, supplément à Forum n° 11, journal du Centre d’action culturelle de la région annécienne. Couverture Alain Priem.

À l’affiche du premier programme de Bonlieu, octobre 1981.

Campagne d’adhésion publiée dans le premier programme de Bonlieu, octobre 1981.

Terrasse de la crèche municipale de Bonlieu, août 1984.

Bibliothèque municipale de Bonlieu, février 1985.

Bibliothèque municipale de Bonlieu, section enfants, avril 1986.

Accueil de l’office de tourisme à Bonlieu, 1981.

La visite continue en empruntant l’escalator depuis le forum, 1981.

La galerie du 1er niveau, 1981.

Terrasse du restaurant-bar, 1982.

Vue depuis le forum 1981.

Vue depuis le forum 1981.

Le centre culturel Bonlieu fête ses 40 ans ! - Acte 2

1. Le panneau de chantier est posé.

2. Photo prise depuis le théâtre municipal, les 1ères palissades de chantier sont installées, décorées par les enfants, et le jardin de Bonlieu inauguré en juillet 1970.

3. La palissade.

4. Vue globale du chantier, la 3e phase de terrassement sera achevée dans le courant de l’été 1978.

5. 1er niveau de parking en cours.

6. Le 2nd niveau de parking s’annonce.

7. Les dalles du rez-de-chaussée et du 1er étage sont en construction durant le printemps 1979. Point en septembre 1979 : les courbes de Bonlieu s’installent dans le cœur de la ville.

8. Vue sur le casino-théâtre face à Bonlieu.

9. Hiver 1979-80 : les façades du futur Centre d’action culturelle (le CAC) sont en place

10. Septembre 1980, le bulletin municipal d’informations annonce « l’ouverture générale de Bonlieu » pour 1981. Ce sera chose faite en octobre 1981.

11. Vue depuis la rue du Président-Favre, Bonlieu (à gauche), le théâtre municipal (en face).

12. Gros plan sur l’empreinte gravée dans le béton des façades. Elle inspira la toute dernière identité graphique de Bonlieu scène nationale en 2014, suite à la rénovation du théâtre et du forum.

Les travaux de construction de Bonlieu commencent en août 1978 ; ils dureront 3 ans 1/2. Avant de lancer le chantier, la Ville acquiert terrains et bâtiments entre 1962 et 1968.

C’est l’hôtel Verdun qui, le premier, en 1969, tombe sous la pioche des démolisseurs. Les autres bâtiments disparaîtront en 1971.

Quelques chiffres pour mesurer l’ampleur du chantier : terrain 14 000 m2 ; parc 4 700 m2 ; emprise au sol 9 587 m2 ; surface « habitable » 19 161 m2 ; 2 niveaux de parking souterrain.

À suivre prochainement, acte 3 consacré à l’ouverture de Bonlieu !

Le centre culturel Bonlieu fête ses 40 ans ! - Acte 1

Photomontage utilisé dans diverses publications pour présenter le projet retenu aux Annéciens, 1978.

Vue aérienne du clos Bonlieu, 1955. 1 - Hôtel Verdun ; 2 – Immeuble Dingeon (ancien couvent) ; 3 – Immeuble Duparc (église de l’abbaye transformée en appartements) ; immeuble Vincent ; le Club (dancing).

L’emplacement au 18e siècle. Le monastère lui-même occupe la parcelle 496, la grange la 499, le verger la 494, le jardin la 495. Plan établit en 1764.

Publicité pour le Grand hôtel Verdun et de Genève. Eugène Verdun l’a fait édifier par l’architecte Marius Vallin en 1866. En face, sur le Pâquier, le théâtre. Cet hôtel a été légué à la Ville en 1909.

L’hôtel Verdun depuis le canal du Vassé, fin 19e siècle.

Deuxième maquette Novarina avec la tour signal, novembre 1969.

Une maquette de travail concernant le dernier projet (tous les volumes n’y sont pas figurés), 1974.

15 octobre 1981 : Bonlieu est inauguré ! Retour sur cette incroyable histoire en 3 actes.

Jusqu’au 17e siècle, ce terrain appartient à la famille de Montgaillard, avant d’accueillir le couvent des religieuses Bernardines (1640-1753) puis les cisterciennes, originaires du lieu-dit Bonlieu, paroisse de Sallenôve. D’où le nom !

À la Révolution, un entrepreneur installe une manufacture d’armes dans les bâtiments conventuels remplacée, en 1800, par une fabrique de vitriol puis par une annexe de la Manufacture que son directeur M. Laeuffer rachète pour en faire son hôtel particulier. À proximité, Antoine Pradier crée l’hôtel de Genève dont Eugène Verdun fera l’acquisition en 1850.

Les 1ères réflexions autour d’un projet naissent en 1963. Trois conseils municipaux successifs débattent sur une bonne dizaine de projets conçus par les architectes Maurice Novarina et Jacques Lévy, maquettes à l’appui. Le 1er d’entre eux s’articule autour d’une bibliothèque et d’une tour-hôtel de 20 à 30 étages destinée à « créer un choc vertical, un signal » pour reprendre les termes de M. Novarina. Le « choc vertical » n’aura pas lieu, une version basse lui sera préférée. Le projet est définitivement approuvé fin 1974, les travaux commencent en 1978.

Sacrées embardées !

Au lac, 1953, fonds G. Grandchamp.

Sur le toit, à l’angle des rues Vaugelas et de la Gare, 1961, fonds G. Grandchamp.

Trottoir et mur, au croisement des rues Guillaume-Fichet et de la Paix, 1961, fonds G. Grandchamp.

Dans la vitrine du magasin Vog, 1961, fonds G. Grandchamp

Quand une 2 CV rencontre une Renault Dauphine, devant les Chapeaux Garcin, 1962, fonds G. Grandchamp.

Le bain de cette 2 CV aura duré 12 mois dans le lac, 1964, fonds G. Grandchamp.

Les freins avaient lâché…, 1971, fonds G. Grandchamp

Dans le virage du pont de Brogny, le camion se renverse sur une voiture, 1972, fonds G. Grandchamp.

Dans le virage du pont de Brogny, le camion se renverse sur une voiture, 1972, fonds G. Grandchamp.

À l’occasion du centenaire du code la route, créé en mai 1921, les Archives municipales ont sélectionné des photos spectaculaires d'embardées dans les rues d'Annecy prises dans les années 60.

Une sortie de virage au pont de Brogny, un camion dont les freins ont lâché pour basculer dans le Thiou, … ainsi qu’un appel à la prudence dans les colonnes de l’Industriel Savoisien en 1934, « Le code de la route des petits écoliers ».

En novembre 1929, un savoureux billet sur « La psychologie de l’automobiliste » posait déjà ces interrogations : « La circulation automobile devient une lutte de jour en jour plus discourtoise, faut-il donc que, par la faute de la locomotion nouvelle, le peuple le plus poli de la terre perde sa réputation ? Faut-il que des gens bien élevés qui se font des politesses à pied devant une porte d’entrée, deviennent des pignoufs au volant de leur voiture ?».

Prenez soin les uns des autres, dans une semaine se déroulera la journée nationale de la sécurité routière.

La naissance des " Nouga "!

1.	Photo de la maquette du magasin les Nouvelles Galeries, côté boulevard du Lycée, 1967.

1. Photo de la maquette du magasin les Nouvelles Galeries, côté boulevard du Lycée, 1967.

2. Le 25 février, avant une « opération porte ouverte », les Nouvelles Galeries reçoivent la visite de la presse nationale et locale.

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3. L’une des nombreuses cartes postales éditées sur les Nouvelles Galeries dans les années 70.

4. Vue aérienne du chantier des Nouvelles Galeries et de l’aménagement de 2 ronds-points en 1968.

5. 5. Photo du chantier, en mars 1968, la transformation de tout un quartier d’Annecy est en cours.

6. Vue aérienne des Nouvelles Galeries, on voit parfaitement le logo « NG » gravé sur le toit.

7. Plein succès populaire lors de l’ouverture, 27 février 1969.

8. L’escalator bien bondé en 1969.

9. M. Prévost, vice-président du conseil d’administration des Nouvelles Galeries (second à partir de la gauche) et Alfred Lombard (au centre, premier plan), directeur général de la firme, le 25 février 1969. Il s’agit alors du 55e grand magasin de la chaî

10. Grève commerciale, rideaux baissés et occupation extérieure des supermarchés. Plus d’essence, la station des Nouvelles Galeries est fermée, avril 1969.

11. Bain de foule pour le père Noël arrivé en hélicoptère sur le toit des Nouvelles Galeries, 1973.

12. Terrain des futures Nouvelles Galeries où se trouvait l’ancien monastère des sœurs de l’Immaculée Conception, lequel accueillait depuis 1885 un orphelinat de garçons.

Le 25 février 1969, les Nouvelles Galeries d’Annecy sont inaugurées en grande pompe, au cœur du quartier du Parmelan. 8 000 m² dédiés à la confection, aux articles ménagers, à la décoration… font alors le « Bonheur des Dames » si bien accueillies par le sourire des vendeuses et vendeurs.

Cet « ovni architectural », emblématique du 20e siècle, est signée Antoine Dory, inspiré par le bâtiment du magasin Macy’s situé dans le Queens à New York.

Rénové en 2000 puis en 2007, cet édifice est labellisé Patrimoine du 20e siècle en 2003. Dans le même temps, les Nouvelles Galeries rejoignent le groupe des Galeries Lafayette. Aujourd’hui une grande métamorphose est en cours…

Soyez curieux… Trésors et histoire(s) à découvrir aux Archives municipales d’Annecy !