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Les archives municipales vous racontent...

Tous les jeudis, les archives municipales d'Annecy vous invitent à replonger dans l'histoire de la ville.

Poissons d'avril

1- n° 1 : AMA, 8 Fi 02312.

2 AMA, fonds Karine Benvenuti.

3 AMA, fonds Karine Benvenuti.

4 AMA, fonds Karine Benvenuti.

5 AMA, fonds Karine Benvenuti.

6 AMA, fonds Karine Benvenuti.

7 AMA, fonds Karine Benvenuti.

8 AMA, fonds Karine Benvenuti.

Quelques « poissons d’avril » vieux d’un siècle

 

Avec un focus sur l’une des huit cartes postales dédiées aux canulars du 1er avril…

 Sous cette bien mystérieuse carte à système rotatif se cache un poisson d’avril doré… Que nous dit aujourd’hui « J’ai le… parapluie ?... pour toi » ? Absolument rien. Au verso, son messager a écrit « N’en tombe pas à la renverse. Merci pour ta lettre. Bons baisers à tous. » Mystère, mystère…

 Seul indice… Ces cartes à système portent bien souvent des messages d’amour.

Or à cette époque, un soupirant se désignait par « béguin ». Il faut donc lire « J’ai le béguin pour toi. ».

 

Seulement quel est le rapport avec le parapluie ?

 

Béguin est le nom d’une coiffe qui s’attache sous le menton et également le patronyme de l’inventeur d’un parapluie dit parapluie-chinois, un certain Monsieur Béguin, lequel a déposé son brevet d’invention le 2 mars 1877. Il faut savoir qu’au 19e siècle, cet objet est fabriqué dans des matériaux chers, par de la main d’œuvre qualifiée, son prix est assez élevé et on lui porte une attention toute particulière.

 

Porteurs de fleurs, de bonheur, d’humour et d’amour, les poissons d’avril demeurent au registre des canulars, alors bon 1er avril à tous !

 

Une nouvelle histoire commence aux Puisots 2/2

9 Le centre aéré des Puisots, juin 1979. AMA, 13 Fi 11614

12 Retour de balade aux Puisots, août 1986. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11619.

13 Belle concentration pour de futurs chefs d’œuvre ! Août 1986. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11623.

11 La « colo » en balade aux Puisots, août 1986. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11621.

14 Déjeuner pour les enfants de la colonie, août 1986. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11625.

10 Luges et bonshommes de neige dans la clairière aux Puisots, janvier 1984. AMA, 13 Fi 11617.

16 Départ en trottinettes, août 1986. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11627.

15 Déjeuner pour les enfants de la colonie, août 1986. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11626.

À l’époque, les séjours collectifs pour les enfants battent leur plein, excepté pour les plus jeunes en maternelles car nécessitant des installations bien adaptées. Les architectes étudient le projet, sous l’égide de l’Ufoval, entourés d’enseignants en écoles maternelles, des Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active, des Francs et Franches Camarades.

 

Les constructions proches de la route, derrière le monument des Résistants, toutes en rez-de-chaussée, auront une emprise de 20% du terrain avec six salles à manger, infirmerie, lingerie-buanderie, logement du personnel de maison et services administratifs. En bordure du bois, le centre aéré accueillera des enfants pour la journée seulement : trois bâtiments dédiés aux jeux et sieste des plus petits et deux équipements sanitaires avec douches. Plus loin, tapie dans la verdure, la colonie de vacances comportera quatre espaces « sommeil », un espace « jeux ». Afin d’éviter toute pollution visuelle et atmosphérique, le choix du mode de chauffage se porte sur l’électricité.

 

L’originalité du projet tient au fait que la Ville d’Annecy souhaite que le site reste ouvert afin que les installations extérieures servent à tous.

 

En avril 1972, l’achèvement des travaux se profile. On imagine déjà l’accueil de classes de nature et de neige hors des périodes de vacances scolaires. La colonie accueille 60 enfants (trois séjours de 21 jours l’été et 12 jours à Noël et à Pâques). Le centre aéré quant à lui reçoit 120 enfants par groupes de 20. 48 personnes assurent le fonctionnement de l’ensemble. Seulement six kilomètres à parcourir en car pour que les petits Annéciens passent de la ville à la montagne et profitent des jeux au grand air avec au programme, selon la météo : des promenades, des goûters, des travaux manuels, des jeux…

 

* Les Puisots, lieu aujourd’hui paisible et bucolique, a connu un épisode des plus tragiques de notre histoire locale. Détruit le 15 juin 1944 et ses résidents assassinés, peu de temps avant la Libération du département. Un monument, inauguré en juillet 1945, à la mémoire de cette tragédie se trouve en bordure de la route du Semnoz et en bordure du centre aéré. Autre volet de l’histoire à venir …

Les vacances aux Puisots ! 1/2

1- Le centre aéré des Puisots en construction, été 1971. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11596.

2 Premier été au centre aéré des Puisots en 1972. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11598

3 La salle à manger du centre aéré des Puisots en 1972. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11599.

4 Atelier de poterie au centre aéré des Puisots, été 1973. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11602

5 Atelier de poterie au centre aéré des Puisots, été 1973. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11603.

6 Jeux en plein air au centre aéré des Puisots, été 1973. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11607.

7 Parole donnée à Xavier Collard de Soucy, président du conseil d’administration de la CAF de la Haute-Savoie pour présenter le centre maternel des Puisots (centre aéré et colonie de vacances) dans les colonnes du bulletin municipal d’informations de juin

8 Jeux en plein air au centre aéré des Puisots, août 1976. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11608.

À l’époque, les séjours collectifs pour les enfants battent leur plein, excepté pour les plus jeunes en maternelles car nécessitant des installations bien adaptées. Les architectes étudient le projet, sous l’égide de l’Ufoval, entourés d’enseignants en écoles maternelles, des Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active, des Francs et Franches Camarades.

Les constructions proches de la route, derrière le monument des Résistants, toutes en rez-de-chaussée, auront une emprise de 20% du terrain avec six salles à manger, infirmerie, lingerie-buanderie, logement du personnel de maison et services administratifs. En bordure du bois, le centre aéré accueillera des enfants pour la journée seulement : trois bâtiments dédiés aux jeux et sieste des plus petits et deux équipements sanitaires avec douches. Plus loin, tapie dans la verdure, la colonie de vacances comportera quatre espaces « sommeil », un espace « jeux ». Afin d’éviter toute pollution visuelle et atmosphérique, le choix du mode de chauffage se porte sur l’électricité.

 

L’originalité du projet tient au fait que la Ville d’Annecy souhaite que le site reste ouvert afin que les installations extérieures servent à tous.

 

En avril 1972, l’achèvement des travaux se profile. On imagine déjà l’accueil de classes de nature et de neige hors des périodes de vacances scolaires. La colonie accueille 60 enfants (trois séjours de 21 jours l’été et 12 jours à Noël et à Pâques). Le centre aéré quant à lui reçoit 120 enfants par groupes de 20. 48 personnes assurent le fonctionnement de l’ensemble. Seulement six kilomètres à parcourir en car pour que les petits Annéciens passent de la ville à la montagne et profitent des jeux au grand air avec au programme, selon la météo : des promenades, des goûters, des travaux manuels, des jeux…

Créer une « réserve verte » pour les familles, une idée du début des années 60… 

La Ville acquiert un ensemble de prés et de bois en 1963 sur la suggestion d’Alphonse Métral, 1er maire-adjoint, afin de créer une réserve verte pour les familles d’Annecy et de son agglomération. Plus de 8,1 hectares sont achetés, la décision est prise d’aménager un centre aéré et une colonie pour les jeunes enfants de maternelle sur l’initiative de la Caisse d’allocations familiales (CAF) invitée autour d’une table ronde. Candidate, l’Ufoval en accepte la charge. En 1970, le cabinet de Messieurs Morena et Guizzo, architectes, est choisi. Ville et CAF investissent, les communes d’Annecy-le-Vieux, de Cran et de Seynod acceptent de participer au remboursement de l’emprunt destiné au financement des frais de viabilité et d’adduction à l’eau potable. La suite jeudi 24/03 ... 

Jeanne Brousse, une Juste, femme d’honneur et grande Résistante

12 avril 1941, Jeanne Maurier a tout juste vingt ans. AMA, fonds Michel Brousse.

Photo de Jeanne Maurier-Brousse avec Nicole, Danièle et Françoise Schilli sauvées par de faux papiers sous le nom de Sureau, l’un de ses premiers actes de résistance importants, 1944. AMA, fonds Michel Brousse,159 Z 13.

12 avril 2005, lors de la cérémonie de remise de la Légion d’honneur en Préfecture à Annecy, Jeanne Brousse de nouveau entourée des trois filles Schilli, Nicole, Danièle et Françoise. AMA, fonds Michel Brousse, 3 Fi 1600.

Laissez-passer permanent de Jeanne Maurier établit le 7 avril 1944. AMA, fonds Michel Brousse,159 Z 4.

Dessins et messages de remerciements adressés à Jeanne Brousse par les élèves de l’école élémentaire Carnot à Annecy, suite à son intervention en classe en 2012. AMA, fonds Michel Brousse, 159 Z 35.

Dessins et messages de remerciements adressés à Jeanne Brousse par les élèves de l’école élémentaire Carnot à Annecy, suite à son intervention en classe en 2012. AMA, fonds Michel Brousse, 159 Z 35.

De droite à gauche, en 1964, Jeanne Brousse, Alain Poher, Jean Brousse, mari de Jeanne et Giselle Lourdaux, collaboratrice de Alain Poher. AMA, fonds Michel Brousse,3 Fi 1629.

Attestation de remise de la médaille des Justes parmi les nations à Jeannette Brousse-Maurier, le 8 juillet 1973. AMA, fonds Michel Brousse,159 Z 13.

« Les armes de Jeanne (1940-1945) », ouvrage de Agnès Poncet et Isabelle Wagner, éditions Le Vieil Annecy, 2009, consultable aux Archives municipales d’Annecy (HIS.301-02).

10- Avril 2014, lors de l’inauguration du bâtiment « Jeanne Brousse, résistante, agent de préfecture », rue du 30e R.I. à Annecy. AMA, fonds Michel Brousse, 3 Fi 1637.

11-Témoignage de Jeanne Brousse « Juste discrète », extrait du dossier « Résistants : les derniers témoins » rédigé par Floriane Dupuis, photos de Pierre Witt, paru dans Alpes magazine, hors-série Histoire, juillet-août 2014. AMA, fonds Michel Brousse,159

Mademoiselle Jeanne Maurier, devenue Madame Brousse, a vu le jour près d’Aix-les-Bains, à Saint-Pierre-de-Curtille, le 12 avril 1921.  À 18 ans, elle est jeune stagiaire à la Préfecture de la Haute-Savoie. Dès les premiers jours de septembre 1939, lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale, cette « modeste cheville ouvrière de l’administration » est affectée au tout nouveau service des réfugiés, chargé d’accueillir tous ceux qui fuyaient les bombardements, les combats ou encore les persécutions.

 

Les lois de Vichy, édictées dès octobre 1940, rapidement mises en pratique par le gouvernement Laval acculent les familles juives notamment à fuir pour gagner notre « terre hospitalière », y cherchant refuge ou attirées par la proximité de la Suisse. 

 

Ayant accès aux documents officiels et mus par un sentiment de révolte, elle intervient pour changer l’identité juive, ou autre, se mobilise pour trouver un toit, un travail… avec la complicité d’un cercle d’amis restreint.  Entrée en Résistance, lors de son adhésion au NAP – mouvement de noyautage des administrations publiques -  sous le pseudonyme de « Lecomte », elle fournit de vrais faux papiers, permet de convoyer des enfants juifs vers la Suisse pour éviter la déportation, sauve des familles de l’extermination, cache ou héberge des réfractaires au STO – service du travail obligatoire -, apporte soutien et secours aux combattants des maquis, l’Armée secrète, aux détenus tombés aux mains de l’occupant… 

 

Celui qui veut oublier le passé est condamné à le revivre

 

Son combat ne cessera pas à la Libération. Fidèle à son idéal et à la « Mémoire », Jeanne Brousse œuvrera toute sa vie pour ce qui sera désigné dans les années 90 par l’expression devoir de Mémoire, allant à la rencontre des jeunes générations dans les écoles, les collèges et les lycées, afin de témoigner inlassablement. 

Jeanne Brousse reçoit la médaille des Justes parmi les nations en 1973 des mains du consul général d’Israël à Paris, seule distinction civile créée pour honorer ceux qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont sauvé des juifs de la barbarie nazie. Bien d’autres titres honorifiques lui seront décernés :  officier du Mérite combattant – services de renseignement, croix du Combattant volontaire de la Résistance, chevalier de l’Ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur et chevalier de l’Ordre des Palmes académiques.

 

Elle décède à l’âge de 96 ans, le 19 octobre 2017 à Annecy.

 

N.B. : L’ensemble des photos et documents conservé aux Archives municipales d’Annecy a été confié par Michel Brousse, fils de Jeanne.

L’histoire d’un « grand », l’Hôtel Verdun, il y a 150 ans

1L’une des premières publicités pour le Grand Hôtel Verdun et de Genève, à droite, le théâtre municipal (au dos publicité pour le Grand Hôtel d’Angleterre et les Gorges du Fier). Fin 19e, AMA, 17 Fi 788.

2L’Hôtel Verdun et le canal du Vassé avant la construction du futur pont Albert-Lebrun, 1900. Cartes postales, AMA, 34 Fi 26 et 34 Fi 27.

3L’Hôtel Verdun et la place du Théâtre, 1904. Carte postale, 34 Fi 738.

4Annecy et son lac, l’Hôtel Verdun, destinations « labellisées Sports d’hiver ». Carte postale, entre 1909 et 1919, AMA, 34 Fi 1243.

5Son Altesse Royale le Prince de Galles, en séjour touristique, loge au Grand Hôtel Verdun, fin mai-début juin 1912. Carte postale, AMA, 34 Fi 1436.

6Jules Pams, ministre de l’Agriculture, en voyage d’études dans les Alpes, séjourne au Grand Hôtel Verdun, fin août 1912. Il sera ministre de l’Intérieur de 1917 à 1920 sous la présidence de Raymond Poincaré et de Georges Clemenceau. Carte postale, AMA, 3

7Enveloppe publicitaire, René Leyvraz exploite le Grand Hôtel Verdun, L’Impérial Palace, l’Hôtel Mont-Fleury à Cannes, le Savoy Hôtel de Fontainebleau et… l’Hôtel Chambord sur les Champs-Élysées. Post. 1911, AMA, 17 Fi 816.

8Carte postale du Grand Hôtel Verdun et de Genève, M. Bruchon, propriétaire. Post. 1911, AMA, 34 Fi 2601.

9Une terrasse improvisée sur le rond-point à l’essai devant l’Hôtel Verdun. Des clients du bar Arragain (rue du Pâquier) ou de celui du théâtre viennent d’être servis. Ce rond-pont adopté sera surnommé la « cocotte-minute » avec la présence d’un policier

10Démolition en cours à partir de janvier 1970. AMA.

Aujourd’hui nous vous donnons rendez-vous face au lac, sur la promenade du Pâquier, devant la façade du Grand Hôtel Verdun. Bon nombre d’hôtes ont défilé ici au fil des siècles : le couvent des religieuses de Bonlieu au 17e siècle, une fabrique d’armes au 18e puis une manufacture de coton. C’est au cours du 19e qu’il accueille l’Hôtel de Genève.

 

Eugène Verdun acquiert les murs de cet hôtel vers 1850 et transforme le bâtiment sous la plume de l’architecte annécien Marius Vallin* en 1868. « Le seul qui soit en face du Lac et le plus près du débarcadère des Bateaux à vapeur et des Promenades » vante un encart publicitaire publié dans l’Album-guide international édité par Alfred Brocas, rédigé en anglais et en français, en 1894.

 

L’ex-Hôtel de Genève change alors de visage  avec une nouvelle façade édifiée face au théâtre municipal et à proximité immédiate du canal du Vassé, à tel point que la porte d’entrée de l’hôtel donne immédiatement sur le canal du Vassé ! Eugène Verdun propose alors à la Ville de couvrir l’espace se trouvant entre le pont du Pâquier et l’entrée de l’hôtel, siège du futur pont Albert-Lebrun, à ses frais en 1868.

 

L’établissement accueille la suite impériale de Napoléon III en 1860 puis en 1912, année de la 1ère exposition industrielle et commerciale près de l’hôtel de ville : S.A.R. le Prince de Galles en séjour touristique, ainsi que de nombreuses personnalités dont des ministres, tels Jules Pams, ministre de l’Agriculture, en voyage d’études dans les Alpes, Fernand David, ministre du Commerce et de l’Industrie...

 

L’hôtel conserve le titre « de Genève » longtemps. Eugène Verdun finit par lui donner son propre nom. Sans descendance, il lègue tous ses biens dont son hôtel à la Ville d’Annecy en 1909. Eugène Verdun décède le 28 décembre 1911, « Le Verdun » sera ensuite exploité par René Leyvraz, lequel construit l’Impérial Palace en 1912, puis MM. Bruchon, Benaud et Cottet. La démolition de l’hôtel, du clos Bonlieu et de la villa Duparc démarre en janvier 1970 laissant place au futur Centre culturel Bonlieu.

 

* Marius Vallin, 1842-1889, construit le premier hôtel-restaurant du Semnoz, aménage les Gorges du Fier dont la passerelle à 27 mètres au-dessus du torrent, réalise les bâtiments de la Banque de France et le Grand Hôtel Verdun.

À dada !

1. Sœurs et frère et leurs jeux favoris, vers 1860-80. AMA, fonds M.T. Hermann, 3 Fi 1 318 et 1 319.

Un garçon et son chariot pose pour la postérité aux côtés de la grand-mère, vers 1860-80. AMA, fonds M.T. Hermann, 3 Fi 1 305 et 1 306.

3. Classe de jeunes filles avec poupées, vers 1860-80. AMA, fonds M.T. Hermann, 3 Fi 1 292.

4. Une famille prend la pose autour de la toute nouvelle voiture à pédales, vers 1914. AMA, 3 Fi 1 713.

5. Une enfant au volant de la voiture à pédales de son frère, vers 1920. AMA, 3 Fi 1 714.

6. À l’assaut du manège Dufaux ! Années 20-30. AMA, reprod. sur carte postale 2006, 8 Fi 101.

7. Balades à dos d’ânes et en sulky attelé à Apoline, Wendy, Gibouille, Tempête ou encore Cheyenne au bord du lac, années 40. AMA, carte postale, 8 Fi 634.

8. L’une des célébrités du manège Dufaux, le cheval blanc ! Lors de la foire de la Saint-André en 1953. AMA, photo A. Gobeli, 13 Fi 11669.

10. Incontournables petits chevaux sur le Pâquier, juillet 1957. AMA, 3 Fi 1516.

9. Incontournables petits chevaux sur le Pâquier, années 50-60. AMA, photo A. Gobeli, 3 Fi 908.

11- Incontournables petits chevaux sur le Pâquier, 1958. AMA, 3 Fi 1715.

12. Incontournables petits chevaux sur le Pâquier, années 60. AMA, 3 Fi 955.

Cavalerie, voitures à pédales, manège,… les joies de l’enfance photographiées sur un siècle, de 1860 à 1960 environ :
- sur le Pâquier, « terrain de jeu » d’Annecy par excellence, avec les balades à dos d’ânes, en sulky attelé à Apoline, Wendy, Gibouille, Tempête ou Cheyenne, chevauchant la cavalerie de l’incontournable manège construit par Émilie Dufaux en 1906, ou les éternels petits chevaux apparus après la Seconde Guerre mondiale ;
- ou encore en famille, à l’école, en chariots, au volant de voitures à pédales,… 
Un autre Jeudi Archives viendra sur les « heures noires et grises » de l’enfance.

La MJC des Romains, les premiers pas d'une belle histoire !

1. 27, avenue des Romains, l’exposition-débats est ouverte l’hiver 1977 sur les propositions faites au quartier dans la cadre de l’étude du POS. AMA, 13 Fi 11 263 et 11 273.

2. 27, avenue des Romains, l’exposition-débats est ouverte l’hiver 1977 sur les propositions faites au quartier dans la cadre de l’étude du POS. AMA, 13 Fi 11 261, 11 265 et 11 264

3. La vie du foyer, novembre 1979. AMA, 13 Fi 841.

4. ALÉS installée en rez-de-chaussée de l’immeuble Le Mail. Nov. 1979. AMA, 13 Fi 10 834.

5. Les jeunes tenant fièrement leurs productions de dessins à la sortie d’ALÉS, au Mail. Nov. 1979. AMA, 13 Fi 10 835.

6. « Les petits rats » en pleine activité dans la salle d’animation, novembre 1979. AMA, 13 Fi 843.

8. Séance de modelage pour les potiers en herbe, dans la salle d’animation, avril 1982. AMA, 13 Fi 844.

7. Le « club Diamant » à l’heure du thé dans la salle de l’ALÉS, 28 déc. 1977. Le Dauphiné libéré, AMA 13 Fi 10 846.

9. Le futur « Mille Club » des Romains en chantier, en janvier 1982. AMA, A. Gobeli, 13 Fi 10 837.

10. Le futur « Mille Club » des Romains en chantier, en janvier 1982. AMA, A. Gobeli, 13 Fi 10 839.

11. En haut, le chantier du futur « Mille Club » des Romains reçoit la visite des membres du conseil municipal, 29 juin 1982, avec notamment : Y. Martinet, A. Ortolland, A. Fumex (maire), A. Barrat, ?. Bernardini, R. Gourdiole, A. Terrier, G. Grandchamp e

13-Les 15 ans de la MJC des Romains fêtés par Bernard Bosson, maire et ministre des affaires européennes, Pierre-Jean Dubosson, maire-adjoint à la culture, entourés de J.M. Jasserand, conseiller municipal, G. Gueugnon, président du conseil d’administratio

12. Le Bulletin municipal d’informations présente le tout nouvel équipement sur 2 pages en déc. 1982. AMA.

14. La MJC des Romains, sept.1994. AMA, O. Jacquot.

Voici l’histoire de la MJC des Romains ou celle d’une « entreprise de Romains » conduite par des Annéciens résolus « à faire quelque chose dans ce quartier ».

Début des années 70, ce quartier est l’un des plus importants de la ville avec ses 15 000 habitants. À l’initiative de certains d’entre eux et avec la participation de fédérations de parents d’élèves, l’Association de loisirs éducatifs et sportifs, l‘ALÉS, est créée en 1972.

La Ville d’Annecy leur met un local à disposition au 1, boulevard de la Rocade, en rez-de-chaussée de l’immeuble Le Mail, en janvier 1974 ; salle polyvalente, accueil avec bar, espace de jeux, le tout sur 210 m². Il s’agit de répondre aux besoins sociaux-culturels des jeunes aux personnes âgées du quartier. L’animation est confiée à ALÉS, jusqu’alors hébergée au foyer des jeunes travailleurs des Romains. Le centre social et éducatif jouxte la bibliothèque, le centre de protection maternelle et infantile et le centre médico-sportif.

Hiver 1977, dans le cadre de l’étude du Plan d’occupation des sols (le POS, ancêtre du Plan local d’urbanisme), une exposition-débat permet aux habitants du secteur de prendre connaissance et de réagir aux propositions de la Ville suite à l’écoute de leurs souhaits. Pierre Jacquier(1), conseiller municipal, dresse le bilan de l’opération en relevant que « Naturellement il faudra définir les priorités : quel espace livre créer le premier ? […] Naturellement, les aménagements devront être précisés, […] avec les usagers, qu’il s’agisse des arrêts de la nouvelle ligne de bus […] ou de l’implantation d’une maison pour les jeunes du quartier. ». Le projet s’installe.

Lors de l’assemblée générale d’ALÉS en 1980(2), il est proposé de substituer au nom d’ALÉS celui de « MJC Maison pour tous des Romains ». Les activités - danse, créativité, musique, yoga, photo, booms, gym 3e âge, expositions… - réunissent alors 229 enfants de 5 à 16 ans et 341 adultes. ALÉS compte alors plus de 600 adhérents… L’espace commence à manquer ! Avril 1980, décision est prise de construire un « Mille Club »(3) amélioré, c’est-à-dire avec une salle en sous-sol, derrière la Rocade. Août 1982, l’avenue des Romains fait peau neuve entre la Rocade et la rue du Forum, puis jusqu’à la place des Romains, avec priorité aux piétons et aux cyclistes. Non loin, au 28 avenue du Stade, les travaux de la Maison de quartier des Romains s’achèvent pour une ouverture en automne. Jeux de boules, jeux pour enfants, ainsi que le Mail des Romains sont aménagés pour  jouxter l’équipement.

La « MJC Maison pour tous des Romains » ouvre ses portes au public début septembre 1982, le nombre d’adhérents explose à 1 000 ! Mai 1987, la MJC fête ses 15 ans. Forte de « 70 activités différentes, un millier d’adhérents de tous âges, et un rôle bien joué au service de l’éducation populaire authentique ». Rançon du succès : l’extension s’impose.

 

(1) Quelques mots à propos de Pierre Jacquier (1927-2000).

« L’homme a droit à la pensée, comme il a droit à la lumière, à l’eau pure et à l’espace naturel . »

Agrégé de Lettres modernes, sociologue attaché au CNRS, professeur aux lycées Sommeiller puis Lachenal. Engagé dans les recherches conduites par Joffre Dumazedier, sociologue, fondateur de « Peuple et Culture » (1953-1958) ; Travail qui aboutira à la publication de « Vers une civilisation de loisirs » en 1962. Pierre Jacquier entre au conseil municipal en 1964, il préside la commission des affaires culturelles à une époque bouillonnante d’idées et florissante de projets. 18 années dédiées à la vie publique pendant lesquelles il portera notamment la création de la bibliothèque de Bonlieu, la mise en place des bibliothèques de quartier, accompagnera les MJC en mutation, sera l’un des créateurs d’Annecy Action Culturelle qui deviendra le Centre d’Action Culturelle de Bonlieu, aujourd’hui Bonlieu Scène nationale, il présidera à l’association du festival du cinéma d’animation de 1980 à 1984.

 

(2) En 1980, l’association compte 14 animateurs (10 vacataires et 4 bénévoles) et un animateur permanent.

(3) En 1967, François Missoffe, ministre de la jeunesse et des sports, lance un programme en direction de la jeunesse  : 1 000 bâtiments destinés aux activités culturelles vont être offerts dans toute la France. Une opération baptisée  « Mille-Club » car il était prévu que seules 1 000 structures de style préfabriqué soient proposées aux communes intéressées. En réalité, elles seront bien plus nombreuses et avoisineront les 2 300 sur l’ensemble du territoire.

Un cadeau aux amoureux !

1-L’oracle de l’amour, carte-langage rotative, l’originelle et sa traduction à manipuler dans l’exposition, 8 Fi 2346.

2-Carte-thermomètre de l’amour, carte-langage, 8 Fi 2354.

3-Carte-thermomètre de l’amour, l’originelle et sa traduction à manipuler dans l’exposition.

4-L’oracle des dames, carte-langage à disque rotatif, « pour consulter l’oracle il suffit de penser une lettre, de tourner la roue et de lire la réponse correspondante », 8 Fi 2263.

5-Carte Cupidon, carte pop-up, 8 Fi 1253.

6-Carte « Doux souvenir », à volets, 8 Fi 2243

7-Carte « Tout à vous d’Amitié », où l’on retrouve les oiseaux, carte pop-up, imprimée sur plastique transparent, 8 Fi 2313.

8- Carte pop-up « Envoi du Cœur » roucoulantes pensées, 8 Fi 2565.

9-Carte à système rotatif « Pour connaître votre avenir » selon la chance, amour, plaisirs, voyages… ou encore orages, mise en scène dans l’exposition avec un clin d’œil à la « routourne », 8 Fi 2576.

10-Carte « Loin des yeux, près du cœur », à tirette, 8 Fi 2235.

11-Carte à disque mobile invitant à tourner « le disque, le portrait auquel il s’arrête est celui de votre préférée », 8 Fi 2505.

12-Carte « Viens sous ma tente et tu verras... », à volet simple dévoilant un dépliant-accordéon de vues d’Annecy, 8 Fi 149.

13-Carte « Par dessus les forêts, nous allons admirer... », à volet simple dévoilant un dépliant-accordéon d’Annecy (partiellement déplié), signée Jean Brian, 8 Fi 1070.

Issue de la collection des Archives, voici une sélection de cartes dites « à système » spéciale Saint-Valentin. Ces « drôles de cartes », hautes en couleurs, souvent bourrées d’humour, tour à tour kitsch, naïves, coquines ou encore misogynes, mettent la créativité des éditeurs et dessinateurs de l’entre-deux-guerres en lumière. Elles créent le décor de l’exposition dédiée aux années 20-30 à découvrir aux Archives municipales jusqu’à la fin 2022. Une suggestion : les utiliser pour déclarer votre flamme lundi prochain;)

 

« De ton Valentin », origine de la fête des amoureux...

C’est le mot d’adieu laissé par Valentin, jeune évêque, à la fille de son geôlier avant d’être décapité en 270 pour avoir continué à célébrer des mariages. Mi-février, la tradition d’envoyer des cartes de la Saint-Valentin fut imposée aux jeunes Romains. Vers le 16e siècle, Cupidon, fils de Vénus, déesse de l’Amour, figurait sur ces cartes, blessant les cœurs de ses flèches.

 

Saint-Valentin et le « bal des oiseaux »

Selon des croyances anglo-saxonnes, pour les jeunes filles, arborer un crocus jaune à sa boutonnière multiplierait les chances de rencontrer l’élu de leur cœur. En outre, l’observation des oiseaux permettrait d’obtenir des indices sur son amoureux. Ainsi une jeune célibataire pourrait, en observant la nature, connaître son futur bien-aimé selon le premier oiseau qu’elle aperçoit ce 14 février : un merle annonce un homme d’église, un rouge-gorge, un marin, un moineau, un fermier, un chardonneret, un homme riche, un bec-croisé, un homme raisonnable, et une colombe, un homme bon. Le pivert lui prédit qu’elle restera seule.

 

Cela dit, observez bien le « bal des oiseaux » ce lundi 14 février… il paraîtrait qu’ils se choisissent ce jour-là pour nicher ensemble le reste de l’année.

 

Hôtel de ville, un projet déjà ambitieux

Façade latérale de l'hôtel de ville, 1842. Plan aquarellé de Samuel Vaucher-Crémieux, 23 Fi M6.

Détail de la façade latérale de l'hôtel de ville, 1842. Plan aquarellé de Samuel Vaucher-Crémieux, 23 Fi M6.

Coupe de l'hôtel de ville, 1842. Plan aquarellé de Samuel Vaucher-Crémieux, 23 Fi M7.

Détail de la coupe de l'hôtel de ville, 1842. Plan aquarellé de Samuel Vaucher-Crémieux, 23 Fi M7.

Détail de la coupe de l'hôtel de ville, 1842. Plan aquarellé de Samuel Vaucher-Crémieux, 23 Fi M7.

Élévation principale de l'hôtel de ville, 1843. Plan de Samuel Vaucher-Crémieux, 23 Fi M13.

Coupe sur largeur de l'hôtel de ville, 1843. Plan de Samuel Vaucher-Crémieux, 23 Fi M11.

Place de l'Hôtel-de-Ville et sa première fontaine inaugurée en 1857. Lithographie par Muller.

Les affiches recouvrent les portes principales de la mairie, le jardin est clos sommairement avec les premières plantations (à droite). Photographie de l’hôtel de ville, fin 19e, fonds Langlet, 49 Fi 220.

Quelques années plus tard, une clôture ceint le jardin (à droite). Photographie de l’hôtel de ville, fin 19e, fonds Langlet, 49 Fi 219.

Essais colorimétriques de 1973, au moins sept projets sont présentés.

Essais colorimétriques de 1973, au moins sept projets sont présentés.

Extrait du Bulletin municipal d’informations de décembre 1972 annonçant le ravalement des façades extérieures, cour et galerie de la mairie.

La façade ravalée fait la « une » du Bulletin municipal d’informations de décembre 1974.

Au départ, un ambitieux projet d’urbanisme au bord du lac

Dès 1835, l’île marécageuse sur laquelle siège notre « maison commune », l’hôtel de ville, fait l’objet d’un concours pour être aménagée. Un nouveau quartier hors du périmètre médiéval, devenu trop étroit, doit être créé. Au programme : remodelage et assainissement de l’île, à entourer de quais, à doter d’un port, d’une halle au blé, d’une école, d’un hôtel de ville, d’immeubles d’habitation et d’un jardin public.

 

Plusieurs projets sont présentés puis l’architecte Samuel Vaucher-Crémieux (1798-1877), célèbre pour ses réalisations genevoises, est sollicité pour les retravailler. Le résultat, surdimensionné, ne sortira jamais de terre. Seuls l’école (1839-1843), l’hôtel de ville (1847-1855) et le jardin à l’extrémité de la presqu’île (1855-1859) seront réalisés. Non sans aléas pour l’hôtel de ville, car en 1845, les propositions de Samuel Vaucher-Crémieux sont adoptées  mais aucune entreprise ne veut le construire pour le prix demandé, jugé irréaliste. Le dossier est confié à l’ingénieur sarde, François Justin. Son plan, redimensionné, est adopté en 1846. L’entrepreneur Auguste Désarnod obtient le chantier, l’hôtel de ville est édifié en 8 ans. Son inauguration se déroule du 24 au 27 juillet 1857 à l'occasion du concours international de tir. Entre temps, les tout premiers occupants se sont installés en 1851 (tribunal, intendance générale, télégraphe, bibliothèque, musée…). Les services municipaux arrivent à partir de 1855 (avec 9 agents en 1860) avec divers locataires dont l’Académie florimontane, le commissariat de police, l’école de dessin, une succursale de la Banque de France, le laboratoire de chimie….

 Quelques chiffres au fil du temps

À l’origine, le bâtiment comptait un entresol de 2,50 m de hauteur, un 1er étage de 5,50 m, un 2nd étage de 4,40 m et un niveau de combles. Dans la seconde partie du 20e, des niveaux intermédiaires ont été créés. Seules les galeries et les salles d’apparat du 1er étage ont conservé leur volume d’origine. En 1860, les 11 consoles de pierre supportaient les 8 tonnes de la balustrade extérieure. Elles furent accrochées à une dalle en béton armé en 1985 pour éviter toute nouvelle chute de corbeau. En 1969, les combles ont été aménagés pour accueillir les Archives municipales, installées à Galbert depuis 2014. La surface nette de plancher, à l’origine de 7 140 m2 environ était, avant l’incendie, de 8 898 m².

Et de la couleur !

Plans et lithographies d’Annecy témoignent de sa palette polychrome des années 1800. Avec l’outrage du temps les couleurs perdirent leur éclat ; Annecy se vivait en noir, gris, blanc, beige… jusqu’en 1969 avec les premiers essais polychromes sur les façades. C’est ainsi qu’au printemps 1974, les façades de la mairie sont ravalées pour se parer de rose saumon. Fin 1976, la Ville crée une commission « couleurs » et la palette de la ville sera ravivée à partir de 1985 avec les 1ers essais d’ocre rouge et sable, de rose saumon et de vert.

Pour aller plus loin

Diverses publications des Archives municipales d’Annecy sont à votre disposition afin d’enrichir votre découverte de l’histoire de l’hôtel de ville à travers le temps.

 

* Site de l’ancien clos des Visitandines.

L'histoire de la Chandeleur

La Chandeleur en 1933 : gosses mangeant des crêpes : photographie de presse / Agence de presse Mondial Photo-Presse. Source gallica.bnf.fr / BnF.

2. En 1932, une jeune fille préparant des crêpes : photographie de presse / Agence de presse Mondial Photo-Presse. Source gallica.bnf.fr / BnF.

3.Les crêpes : chansonnette. Henri Chatau (18..-1933) compositeur, Villemer (18..-19..) parolier, Lucien Delormel (1847-1899) parolier, Gustave Donjean (1800-1899) illustrateur, Paris : Bathlot, date de publication inconnue. Médiathèque Musicale de Paris,

3.Les crêpes : chansonnette. Henri Chatau (18..-1933) compositeur, Villemer (18..-19..) parolier, Lucien Delormel (1847-1899) parolier, Gustave Donjean (1800-1899) illustrateur, Paris : Bathlot, date de publication inconnue. Médiathèque Musicale de Paris,

Page extraite de Midinette : journal illustré. 1936-01-31.Source gallica.bnf.fr / BnF.

Et pour ceux qui sont plutôt enclins au recettes salées, la recette des crêpes au fromage, extraite de « Recettes savoyardes de nos grands-mères », de Marie-Thérèse Hermann, 2003.

Recette des crêpes au bê (Beaufortain), 1er lait d’une vache qui vient de vêler, extraite de « La Cuisine paysanne de Savoie: la vie des fermes et des chalets racontée par une enfant du pays », de Marie-Thérèse Hermann, 1982.

Page extraite d’une bible culinaire de 966 pages, éditée en 1921 : les recettes de crêpes, dont celle de Suzette, du grand Chef Escoffier. « Guide culinaire : aide-mémoire de cuisine pratique », d’Auguste Escoffier (1846-1935). Source gallica.bnf.fr / Bn

9. Page extraite d’une bible culinaire de 966 pages, éditée en 1921 : les recettes de crêpes, dont celle de Suzette, du grand Chef Escoffier. « Guide culinaire : aide-mémoire de cuisine pratique », d’Auguste Escoffier (1846-1935). Source gallica.bnf.fr /

Page extraite d’Optima : hebdomadaire féminin illustré / [gérante Luce Andréota]. 1928-02-04. Source gallica.bnf.fr / BnF

Les crêpes, partition : chansonnette. Henri Chatau (18..-1933) compositeur, Villemer (18..-19..) parolier, Lucien Delormel (1847-1899) parolier, Gustave Donjean (1800-1899) illustrateur, Paris : Bathlot, date de publication inconnue. Médiathèque Musicale

Chaque 2 février, jour de la Chandeleur, l’envie irrépressible de savourer des crêpes revient. Mais au fait, quelle est l’origine de la Chandeleur ?

 

A l’origine, la Chandeleur est une fête païenne. En 472, le Pape en fait une fête religieuse et les processions aux chandelles ont lieu. Le cierge béni est chargé de pouvoirs ; quelques gouttes de sa cire versée sur des œufs à couver en assurent une bonne éclosion, sa flamme protège de la foudre si on l'allume pendant l'orage… Par ailleurs, un mythe lointain voudrait que faute de crêpes à la Chandeleur, le blé serait malade pour l'année.

  • La coutume de la pièce d’or

Comment procéder ? Faire sauter la première crêpe avec la main droite tout en tenant une pièce d'or dans la main gauche. Puis, enrouler la pièce d'or dans la crêpe avant de la porter en procession jusque dans la chambre et la déposer en haut d’une l'armoire jusqu'à l'année suivante. Un an plus tard, récupérer les débris de la crêpe et donner la pièce d'or au premier pauvre venu. En respectant ce rite, la famille est assurée d'avoir de l'argent toute l'année. Celui qui retourne sa crêpe avec adresse, sans la laisser tomber à terre ou de la rattraper sous la forme navrante de quelque linge fripé, celui-là aura du bonheur jusqu'à la Chandeleur prochaine !

  • « Soleil de la Chandeleur annonce hiver et malheur »

L’histoire ne s’arrête pas là, certaines croyances cultivent un lien étroit avec la météo… Ainsi si l’ours sort de sa tanière le jour de la Chandeleur sous une douce température et qu'il voit le soleil, il retourne vite reprendre son hibernation sachant que le beau temps ne durera pas. Chez nous, la marmotte voyant son ombre en sortant de son terrier fait demi-tour pour continuer à hiberner car elle sait que l'hiver va encore durer.

  • La crêpe Suzette et l’élégance d’un roi

La légende (et sa variante) aurait été inventée à Monte-Carlo (ou à Paris) en janvier 1896 (ou en 1890) par Auguste Escoffier, chef de cuisine au Grand Hôtel (ou au Café de Paris), pour le Prince de Galles, futur roi Édouard VII, fils de la Reine Victoria. Celui-ci était accompagné par une certaine Suzette ; Suzanne Reichenberg. Le chef Escoffier propose au Prince de lui dédier cette recette, ce à quoi il aurait répondu : « je n’en suis pas digne, nous donnerons plutôt à cette chose exquise le nom de cette jeune personne qui est avec moi ». Ainsi avons-nous échappé à la crêpe Édouard ! Il appartiendra aux comédiens du Théâtre-Français de s’emparer de cette anecdote en la mettant en scène.

  • Et Mardi Gras dans tout cela ?

Contrairement à la Chandeleur, la date du Mardi Gras n’est pas fixe, certes c’est un mardi ! Mais la date dépend de Pâques, en 2022, ce sera le 1er mars… Une prochaine histoire ?

 

Aujourd'hui, plus de processions aux chandelles et autres rites mais la tradition est conservée. Quoi qu'il arrive mercredi prochain, 2 février, qu’il fasse beau, froid, pluvieux ou neigeux, n'hésitez surtout pas à  confectionner et à savourer des crêpes !

À découvrir jusqu’à la fin 2022 : l’exposition conçue par les Archives municipales sur « Annecy, les années 20-30 s’animent », nous restons au cœur de cette période avec d’extraordinaires photos des années 1932 et 33, une chansonnette créée à la Scala dédiée aux crêpes, petites chroniques extraites de la presse féminine des années 20-30, des recettes de crêpes savoyardes suivies des celles du Grand Chef Escoffier. Le tout est à déguster sans modération !

Avec tous nos remerciements à la Bibliothèque nationale de France, à Gallica
et aux Bibliothèques patrimoniales de la Ville de Paris dont la Médiathèque Musicale de Paris.

 

 

 

 

Portrait d’un artiste, voyageur, bohème et témoin minutieux de la fin du 19e, Claude Gay

Carte postale, sports d’hiver le « Parret », orthographié ainsi au début du 20e, 1905-1911, A. Gardet.

Carte postale du « quêteur à la cavalcade d’Annecy », 3 juin 1906, A. Gardet.

Carte postale, sports d’hiver le « Parret », orthographié ainsi au début du 20e, 1905-1911, A. Gardet.

Carte postale, sports d’hiver le « Parret », orthographié ainsi au début du 20e, 1905-1911, A. Gardet.

 Claude Gay naît en 1837 au hameau de La Chaz du village des Clefs, au sein d’une famille de colporteurs de draps dans la région et jusqu’aux Ardennes. Un « excentrique », voire un « exhibitionniste » pour certains, un artiste, grand voyageur, écrivain pour d’autres, Claude Gay cultive très jeune une vive imagination alliée à une grande curiosité.

 À 19 ans, il se lance dans le commerce du bois, acquiert des terrains à Annecy (entre la rue Carnot et le boulevard du Lycée actuellement), y construit un chalet original en décorant les boiseries extérieures de scènes de vie montagnarde. Toute la Haute-Savoie se déplace alors pour admirer cette fresque. Fabricant de maquettes miniatures de chalets, musicien en dilettante sur une vielle ou sur l’ancêtre du piano, « animateur de quartier » lorsqu’il place, sur son balcon, l’un des tout premiers gramophones vendu à Annecy… ce fantaisiste-quêteur assure l’ouverture des cavalcades d’Annecy, au début du 20e siècle, en arborant une tenue issue du folklore savoyard matiné de bavarois.

 Équipé de son paret, sur les flancs de la Grande Jeanne, il prend la pose pour la postérité pour Auguste Gardet, éditeur de cartes postales à Annecy, se vantant d’être l’un des pionniers des sports d’hiver. En 1905, il rédige dans un français truffé de patois « Récits des coutumes antiques des vallées de Thônes »*, rare témoignage sur la vie rurale haut-savoyarde au 19e siècle. La honte de la famille grandit, elle confisque et brûle une partie de l’édition.

 

Longtemps avant sa mort, il faisait volontiers visiter son caveau, à l’aide d’une échelle afin que les curieux se rendent compte de son confort à venir ; un caveau « hors les murs », situé à côté et non dans le cimetière des Clefs. Il y repose depuis le 25 décembre 1911.

 

* Une petite publication à découvrir aux Archives municipales d’Annecy, elle nous livre les modes de construction des chalets, pressoirs, moulins, granges… ainsi que les coutumes sur les veillées, fêtes et noces.

 

 

 

Les affiches d'antan 2/2

Rue Grenette. Photo Joseph Dépollier, 1891, 49 Fi 607.

Angles des rues de l’Isle et Perrière. 49 Fi 608.

Nos afficheurs » n° 3 et 4. Cartes postales, 8 Fi 2476 et 8 Fi 2468.

Affiche de l’extrait d’absinthe A. Junod. Affichée en juillet 1892, 7 Fi 875.

Affiche du rhum Chauvet. Affichée en juin 1892, 7 Fi 672.

Affiches de l’ancienne maison Godin. Affichée en 1892, 7 Fi 580.

Affiche des boulets d’anthracite des mines de La Mûre. Affichée en 1892, 7 Fi 461.

Affiche des bonbons John Tavernier. Affichée en juin 1892, 7 Fi 441.

Affiche de la Revue Horticole. Affichée en 1892, 7 Fi 440.

Qu’affichaient les murs d’Annecy il y a 130 ans ? Acte 2

Entamons la nouvelle année dans les rues d’Annecy autour de 1892, suite et fin. 

Rue Grenette, les immeubles sont en cours de démolition et les affiches résistent dont celle des excursions pittoresques des Gorges du Fier. Rues de l’Isle et Perrière, la marque Picon tient le haut du pavé et les afficheurs s’en donnent à cœur joie.

 

Petit tour d’horizon avec...

- l’extrait d’absinthe A. Junod de Pontarlier, l’une des affiches s’apparentant aux étiquettes ;

- l’incitation à boire se poursuit avec le rhum d’assemblage de différentes sucreries des Antilles, Chauvet marque multi-médaillée, créée en 1880 ;

- de l’alcool au chauffage, il n’y a qu’un pas, que nous franchissons avec les poêles Godin de la Société du Familistère, « le vrai poêle hygiénique » ! ;

- restons dans le chauffage avec les boulets d’anthracite des mines de La Mûre, près de Grenoble, « le chauffage des ouvriers » ;

- l’essentiel c’est de « se méfier des imitations » et d’exiger les bonbons John Tavernier, un Anglais qui importe des « drops » sur le continent ;

- Enfin, terminons avec la Revue Horticole, sous la plume du chef jardinier des pépinières du Muséum national d’histoire naturelle Élie-Abel Carrière et d’Édouard André, paysagiste-botaniste de renom, à une époque de profusion de revues horticoles.

 

Les affiches d'antan

Angle des rues Filaterie et Grenette. Photo Pierre Cochard, fonds R. Langlet, ant. 1892, 49 Fi 595.

Rue Grenette. Photo Joseph Dépollier, ant. 1892, 49 Fi 605

« La première femme colleuse d’affiches ».Carte postale, 8 Fi 2477

Affiche des fêtes du Centenaire de République française et de la Réunion de la Savoie à la France. Affichée en septembre 1892, 7 Fi 257.

Affiche des services de la société PLM, Paris-Lyon-Méditerrannée, pour la saison estivale de 1892. Affichée en juillet 1892, 7 Fi 416.

Affiche de la tournée Frédéric Achard pour la pièce « Madame Mongodin » . Affichée en 1892, 7 Fi 718.

Affiche du café de Glands doux. Affichée en 1892, 7 Fi 688.

Affiche des biscuits Georges. Affichée en mars 1892, 7 Fi 535.

Qu’affichaient les murs d’Annecy il y a 130 ans ? Entamons la nouvelle année dans les rues d’Annecy autour de 1892. (Acte 1)

La « réclame » envahit les murs et arcades de ce qui deviendra plus tard la « vieille ville ». Un lieu d’affichage est fort convoité, il s’agit de l’angle des rues Filaterie et Grenette. Toujours rue Grenette, les murs des immeubles à démolir sont couverts d’affiches. « La première femme colleuse d’affiches » en action à Paris nous donne une idée de ce labeur.

Petit tour d’horizon avec...

- les fêtes du Centenaire de République française et de la Réunion de la Savoie à la France, célébrées début septembre 1892 à Chambéry en présence du président Sadi Carnot, puis plus modestement à Annecy le 22 septembre ;

- la société PLM, Paris-Lyon-Méditerranée, vend ses services « directs et rapides » pour la saison estivale de 1892, de l’Angleterre, à la France, la Belgique, la Suisse et l’Italie ;

- les planches du théâtre municipal d’Annecy accueillent les « succès parisiens » avec des vaudevilles et « Madame Mongodin » en tournée provinciale ;

- le café de Glands doux, une formule mise au point en 1833 par Henri Lecoq pour concurrencer le café inaccessible aux bourses modestes. Il s’agit d’un mélange composé de chicorée, de céréales et de glands provenant du Maroc, d’Algérie ou d’Espagne, « très efficace pour les migraines… fortifiant pour les enfants… il détruit les propriétés irritantes du café des îles… et donne de l’embonpoint » ;

- les biscuits Georges, fabriqués à Courbevoie, véritablement « les meilleurs et les plus appréciés pour le dessert et le goûter des enfants » ;

 

 

Ces trésors, soit plus d’un demi siècle de réclame de 1860 à 1918 sont visibles aux Archives municipales. L’une des plus grandes mesure un peu plus de 2,50 mètres de haut ! On imagine le travail accompli par l’afficheur municipal à cette époque…

À découvrir : la série en 4 tomes de « À l’affiche à Annecy 1860-1918 : plus d’un demi siècle de réclame ».  

La dernière histoire de l’année en images !

Patinage dans les marais de la presqu’île d’Albigny (actuel parc Charles-Bosson), fin 19e, fonds Garnero.

Patinage dans les marais de la presqu’île d’Albigny (actuel parc Charles-Bosson), fin 19e, fonds Garnero.

La « photo-mystère » : un photographe en action, photographié au bord du lac (le long de l’avenue d’Albigny) – cette vue comporte non pas 3 personnages, mais 5, à vous de les trouver ! Fin 19e, fonds Garnero.

Une touriste prenant la pose devant l’île des Cygnes, fin 19e, fonds Garnero.

Un adolescent, quai de l’Ile, près palais de l’Ile, fin 19e, fonds Garnero.

Une famille le long de la voie ferrée, au tout début de l’actuelle avenue de Brogny, fonds M.-T. Hermann.

Deux irrésistibles enfants à Duingt, dont on aperçoit le château en arrière-plan, fin 19e, fonds Garnero

Une famille de paysans, l’hivernage des ruches est en cours, fin 19e, fonds Garnero.

« Émotion et poésie hivernales » avec ces photos sur plaques de verre de plus de 100 ans :

 

- les scènes de patinage dans les marais de la presqu’île d’Albigny (actuel parc Charles-Bosson),

- une « photo-mystère » avec un photographe en action, photographié au bord du lac (le long de l’avenue d’Albigny) – cette vue comporte non pas 3 personnages, mais 5, à vous de les trouver !

- une touriste prenant la pose devant l’île des Cygnes,

- un adolescent, quai de l’Ile, près palais de l’Ile,

- des promeneurs le long de la voie ferrée, au tout début de l’actuelle avenue de Brogny,

- deux irrésistibles enfants à Duingt, dont on aperçoit le château en arrière-plan,

- et autour du lac d’Annecy, une famille de paysans, l’hivernage des ruches se prépare.

Novembre 1951, un « Snow-boy » au service du déneigement dans les rues d’Annecy

1. Le « Snow-boy » en action, sur le pont Albert-Lebrun, décembre 1951. Quotidien « Les Allobroges » (1942-1958).

5. Le « Snow-boy » en action, place de l’hôtel-de-ville, décembre 1951. Quotidien « Les Allobroges » (1942-1958).

3. Le « Snow-boy » en action, promenade du Pâquier, décembre 1951. Quotidien « Les Allobroges » (1942-1958).

6. Le passage de la lame, près du pont de la Halle, décembre 1951. Quotidien « Les Allobroges » (1942-1958).

4. Le « Snow-boy » en action, place de l’hôtel-de-ville, décembre 1951. Quotidien « Les Allobroges » (1942-1958).

2. Le « Snow-boy » en action, sur le pont Albert-Lebrun, décembre 1951. Quotidien « Les Allobroges » (1942-1958).

Après une visite à Courchevel pour obtenir des précisions sur les performances d’un appareil de déneigement dénommé « Snow-boy », la Ville d’Annecy acquiert l’engin assurant « toute satisfaction quant au déblaiement rapide des rues et des lieux de stationnement des voitures, de même quant à la maniabilité de l’appareil et à son prix de revient ».

Déjà utilisé à Alpes d’Huez et, depuis longtemps, dans tous les pays connaissant des chutes de neige, de la Finlande à l’Italie du Nord et du Canada au Chili, le chasse-neige est commandé auprès de l’entreprise Guillaud, importateur de Grenoble, fabriqué par la firme Rolba S.A. de Zürich.

Sa livraison en gare d’Annecy se fera le 15 décembre 1951. Cet hiver-là, sa mise en service sur les 80 km de voies urbaines que compte alors la ville crée un événement.

Les premières lignes à vapeur !

Il y a 120 ans, le 3 juin 1901, la ligne de chemin de fer qui relie Annecy à Albertville est inaugurée. Ce n’est pas la première. En effet, la Savoie était française depuis un mois et demi lorsque Napoléon III, soucieux de s'attacher ses nouveaux sujets, signe en 1860, un décret déclarant d'utilité publique la construction d'un chemin de fer reliant Annecy à Aix-les-Bains.

L’inauguration de cette ligne et de la gare d'Annecy a lieu le 3 juillet 1866. Ce nouvel équipement est géré par la compagnie de chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, plus connue sous le nom de PLM. À noter aussi, l’ouverture de la ligne de La Roche-sur-Foron en 1884.

Dès 1902, la place de la Gare est éclairée à l'électricité fournie par les Forces du Fier, c'est une 1ère pour Annecy. Avec le développement du tourisme la gare accueille de plus en plus de voyageurs, des travaux d’agrandissement et d’embellissement doivent être entrepris. Ce sera chose faite en 1930, avec le remplacement de la marquise à l'entrée et l’extension de la véranda du buffet.

1969-1979, les pionniers de l'informatique à Annecy

Mai 1974, le service informatique à l’heure des cartes perforées avec Régine et Franck. Photo André Gobeli.

Bulletin municipal d’informations de la mairie d’Annecy, n° 34, sept. 1974, article signé Roger Pallud, directeur du service.

6 août 1979, le service informatique et l’omniprésence d’IBM, avec Régine et Franck. Photo André Gobeli.

6 août 1979, le service informatique, avec Régine sous le regard attentif de sa tortue... Photo André Gobeli.

6 août 1979, le service de la comptabilité, quatre collègues découvrent le terminal clavier-écran depuis 7 mois. Photo André Gobeli.

11 septembre 1979, le service de la comptabilité avec Armande, concentrée face au terminal. Photo André Gobeli.

Bulletin municipal d’informations de la mairie d’Annecy, n° 53, sept. 1979, 3/3, article signé Roger Pallud, directeur des services administratifs.

Bulletin municipal d’informations de la mairie d’Annecy, n° 53, sept. 1979, 2/3, article signé Roger Pallud, directeur des services administratifs.

6 août 1979, le service informatique, Josiane et sa collègue sont à l’œuvre avec la saisie des fiches papier. Photo André Gobeli.

Bulletin municipal d’informations de la mairie d’Annecy, n° 53, sept. 1979, 1/3, article signé Roger Pallud, directeur des services administratifs.

11. 6 août 1979, messieurs Roger Pallud, directeur des services administratifs et Jacques Senet, responsable du service informatique. Photo André Gobeli.

1 er avril 1987, Bernard Bosson, maire d’Annecy, lors de la présentation du nouveau matériel informatique. Avec, de gauche à droite, messieurs A. Ortolland (secrétaire général adjoint), P. Métait (secrétaire général), J. Senet, C. Chassagne (1 er maire-a

1969-1979, du service mécanographique au... service municipal de l’informatique ! Un Jeudi archives en forme d'hommage et de soutien aux agents de la Direction des usages numériques et des système d'information (DUNSI) suite à la cyberattaque  dont a été victime les services informatiques de la Ville le 6 décembre dernier. En septembre 1974, le Bulletin municipal d’informations de la mairie d’Annecy consacre deux pages au développement de l’informatique à la mairie, puis en 1979, il dresse le portrait du service municipal de l’informatique, retrace ses premières heures en 1969 et son « démarrage prudent avec la carte perforée, fabriquée aux papeteries de Cran-Gevrier. Disque magnétique, télétraitement... les tout premiers services informatisés, dont le prêt à la bibliothèque municipale et la comptabilité, sont au programme.

Un récit en images, avec nos collègues aux claviers, devant leurs écrans, entre fiches et disques.

Il y a un siècle, Joseph Blanc façonnait Annecy

Vue aérienne d’Annecy en 1929, photographie réalisée par la Compagnie aérienne française en hydravion. Le cœur d’Annecy est en pleine mutation ; SRO est installé près de la gare, quartier où s’édifient de grands et beaux immeubles dont celui du Carlton,

Le « trio des hommes engagés". de droite à gauche, Claudius Gallet "le bon docteur", Marius Ferrero " le soldat du mal logement" et Joseph Blanc " un homme clairvoyant et pugnace".

Un volet de l’exposition retrace l’histoire de l’instruction et des œuvres sociales de l’entre- deux-guerres à Annecy.

Vue aérienne d’Annecy en 1929, photographie réalisée par la Compagnie aérienne française en hydravion. Le cœur d’Annecy est en pleine mutation ; SRO est installé près de la gare, quartier où s’édifient de grands et beaux immeubles dont celui du Carl

Dimanche 17 juin 1934, une journée toute particulière. Le conseil municipal est réuni afin de célébrer les 25 années de mandat de Joseph Blanc. Thimothée Verron, le photographe attitré de la Ville assure la prise de vue dans la cour intérieure de l’hôtel

Hôtel de ville, 4 décembre 1930, le maire d’Annecy, Joseph Blanc, s’exprime sur les ondes de la nouvelle TSF émettant grâce à la radio télégraphique de Lyon – La Doua.

Un volet de l’exposition retrace l’histoire de l’instruction et des œuvres sociales de l’entre- deux-guerres à Annecy.

L’histoire des chantiers de l’époque est d’une fantastique richesse : pont Albert-Lebrun, pont de La Caille, immeubles des quartiers de la gare et du Lac, construction du réservoir de Trésum, de conduites de distribution d’eau dans le Vassé, aménagement d

Raconter les années 20-30 à Annecy c’est raconter comment une bourgade de 15 000 habitants devient la 2e ville de France après Paris pour son modernisme et voit sa population augmenter de 55% en 15 ans. Raconter Annecy pendant cette entre-deux-guerres, c’est essentiellement raconter l’histoire de son maire, Joseph Blanc. Un maire détenant, entre autres, le record de longévité avec pas de moins de 31 années de mandat dédiées à sa ville pendant une période particulièrement complexe de l’histoire.

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Tous les curseurs sont au vert à Annecy pendant l'entre-deux-guerres : l'industrie et l'innovation fleurissent, la ville se développe, s'équipe, le tourisme explose… Joseph Blanc*, son maire depuis 1909, sera véritablement l'homme de la situation jusqu'à son décès à 78 ans en janvier 1941. Ce républicain de gauche est sur tous le fronts, il œuvre avec pugnacité afin d'accompagner la formidable poussée urbaine, de développer l'instruction, le soutien aux familles déshéritées, d'améliorer l'hygiène de la cité et de l'aménager pour les Annéciens et les touristes.

Parmi les acteurs majeurs de cette période, citons Jules Barut et Léon Laydernier les deux pionniers du développement industriel et touristique, Marius Ferrero "le soldat du mal logement" et Claudius Gallet "le bon docteur" lesquels entourent, avec une confraternité bienveillante, l'infatigable passionné, Joseph Blanc. 

Raconter les années 20-30 à Annecy, plonger dans le siècle passé de notre cité, c'est ce que vous proposent les Archives municipales d'Annecy à travers l'exposition "Drôles de cartes postales : Annecy, les années 20-30" présentant notamment 9 vidéos-fictions créés à partir des photos de l'époque.

Soyez curieux… Trésors et histoire(s) à découvrir aux Archives municipales d’Annecy !

* Issu d'une famille de paysans de Saint-Jorioz en 1863, Joseph Blanc sera instituteur, professeur au lycée Berthollet pendant près de 20 ans, co-créateur, avec Claudius Gallet, de l'œuvre des enfants à la montagne, de l'œuvre des cantines scolaires, de la maison de l'enfance,  de la colonie de Leschaux dédiés aux enfants de familles pauvres d'Annecy, fondateur de l'association des maires de la Haute-Savoie, de l'amicale du personnel municipal. Il devient maire à 45 ans et sera réélu 5  fois, conseiller général, puis président du conseil général, sénateur suite à la disparition de son ami, le "bon docteur" Claudius Gallet.

Les belles « petites bouilles » d’Annecy

1. 8 août 1937, les tout premiers « petits colons » et le personnel inaugurent la colonie Joseph Blanc, au col de Leschaux. Fonds famille Lanier

2. 8 août 1937, les tout premiers « petits colons » et le personnel inaugurent la colonie Joseph Blanc, au col de Leschaux. Fonds famille Lanier.

3. 8 août 1937, les tout premiers « petits colons » et le personnel inaugurent la colonie Joseph Blanc, au col de Leschaux. Fonds famille Lanier.

4. 8 août 1937, instituteurs, cuisinière, directrice… lors de l’inauguration de la colonie Joseph Blanc, au col de Leschaux. Fonds famille Lanier.

5. La colonie Joseph-Blanc en août 1955.

6. 5 juillet 1936, dans le cadre de l’inauguration du pont qui portera son nom, le président de la République Albert Lebrun consacre quelques minutes à la Maison de l'Enfance. À droite le maire, Joseph Blanc, avec le docteur Claudius Gallet à ses côtés

7. 5 juillet 1936, inauguration du pont Albert-Lebrun, le président de la République de passage à la Maison de l'Enfance. À noter à gauche, l’échange entre un enfant et le Général de Corps d’Armée Joseph-Eugène-Charles Braconnier.

8. 1938, noël à la crèche municipale d’Annecy.

9. Maison de l’Enfance dans les années 50.

1. Extrait de L’Industriel Savoisien du 3 décembre 1938 reprenant l’article publié par The Day Nursery Journal « Une visite anglaise à la crèche d’Annecy ».

Janine, Gisèle, Paul et les autres… ce dimanche 8 août 1937, sous un soleil ardent, une centaine de « petites bouilles » inaugure la colonie de vacances de Leschaux, la « colonie Joseph Blanc », destinée aux enfants de familles déshéritées d’Annecy.

 

C’est en 1907 que l’idée de créer l’œuvre des Enfants à la montagne germe. « De tout temps un changement d’air et de climat a été reconnu utile à la santé, et ses bienfaits, d’abord réservés aux favorisés de la fortune, s’étendirent peu à peu, par application des principes de solidarité sociale, aux enfants moins favorisés, aux malingres des quartiers populeux et pauvres de nos grandes cités… Annecy fut une des premières villes à entrer dans la voie réalisatrice des colonies de vacances. »

 

Le docteur Claudius Gallet, conseiller municipal et sénateur, le « bon docteur » des familles modestes d’Annecy sera l’initiateur de cette œuvre avec une grande première à Saint-Jean-de-Sixt pour une vingtaine d’enfants, 21 jours de grand air, pendant 6 ans… jusqu’à la Grande Guerre. Le docteur Gallet décède en 1936, c’est son ami, Joseph Blanc, sénateur-maire d’Annecy qui donnera naissance à la colonie de Leschaux un an plus tard. Lors de l’inauguration, Joseph Blanc confiera qu’il venait d’éprouver la plus grande satisfaction de sa vie publique.

 

Pour accueillir 100 « petits colons », du 24 juillet au 18 août, puis 100 de nouveau, du 18 août au 15 septembre 1937, il aura fallu trouver et acquérir un terrain, réaliser la voie d’accès, construire un vaste bâtiment, alimenter en eau potable… La direction est confiée à Mlle France Chappaz, l’économat et la cuisine à une cuisinière et ses trois aides, six équipes d’instituteurs se relaient pour la surveillance, il en est de même pour deux infirmières. Bref, en septembre 1938, un article de L’Industriel Savoisien note que « Presque tous les colons ont augmenté de poids : la moyenne de cette augmentation a été de 500 grammes ; mais certains ont accusé jusqu’à 2 kilos. »

 

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Une autre initiative à l’égard des tout jeunes enfants et de leurs mères se concrétise avec la Maison de l’Enfance, œuvre de l’architecte Henri Adé, édifiée en 1932-1933, tout près de l’hôtel de ville. Elle comporte trois services : la Goutte de Lait, les consultations des nourrissons et la crèche-garderie. Durant les 365 jours de 1938, la Goutte de Lait distribue 130 299 biberons soit sur place, soit à domicile. Une partie est gratuite pour les familles nécessiteuses. Quant au prix, il est variable en fonction des situations familiales.

 

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Enfin, rappelons qu’au sortir de la Grande Guerre, la question du repeuplement fait partie des grandes préoccupations nationales. On redouble d’imagination... À l’instar d’une marque de savon qui créé le concours du « bébé Cadum », la « sympathique Direction de la Plage d’Annecy » lance celui du « plus joli bébé » le dimanche 1er août 1937. Les enfants de 1 à 6 ans pourront participer et l’on considère que plus de 100 petits « minois » prendront part à ce concours.

 

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Retrouvez cet épisode de l’entre-deux-guerres, et bien d’autres encore, en vidéo-fiction, en visitant l’exposition créée par les Archives municipales d’Annecy : « Drôles de cartes postales : Annecy, les années 20-30 s’animent ».

Soyez curieux… Trésors et histoire(s) à découvrir aux Archives municipales d’Annecy !

Annecy années 20-30 : l’extraordinaire poussée démographique et urbaine d’Annecy

1. Vue d’Annecy prise en 1929 par la Compagnie aérienne française. À noter : le cimetière de Loverchy et les principaux monuments : hôtel de ville, préfecture, basilique de la Visitation, hôpital, séminaire, églises... À droite, l'avenue de Chambéry puis

2. 25 juillet 1926, la foule assiste au départ du cortège de la fête du costume savoyard devant l’hôtel de ville autour de la fontaine à la Diane (aujourd’hui installée square de la Victoire-de-Stalingrad près de la gare). Fonds Dépollier.

3. Foule des années 20, rue Royale devant le Grand Café, canotiers et bibis sont de sortie pour la fête du costume savoyard.

4. Années 20, rue Royale, entre le square de l’Évêché et le tabac-buvette Muratti. Fonds Langlet.

5. 1921, lors d’une fête nautique, la foule investit le Pâquier pour la course en avirons. Photo sur plaque de verre, fonds Pichollet.

6. Janvier 1935, rue Sainte-Claire un jour de marché. Photo extraite de « Lumière et beauté », n° 1, consacré au lac d’Annecy. Ce mensuel était édité pour les Laboratoires Laurençon, Villefranche-en-Beaujolais

7. Portrait de Marius Ferrero, maire d'Annecy de 1904 à 1909, président de la chambre de commerce et d’industrie de la Haute-Savoie de 1926 à 1952.

8. Graphique illustrant la poussée démographique d’Annecy de 1921 à 1936.

9. Graphique illustrant la situation des 3 000 ouvriers à Annecy en 1936. Répartition des effectifs (dont un tiers chez SRO, futur SNR) et date de fondation de chaque industrie.

10. Extraits du plan d’aménagement et d’extension de la ville, conçu par l’architecte-urbaniste parisien, Jacques-Marcel Auburtin, et déclaré d’utilité publique en juillet 1927. Parmi les réalisations de cet architecte : la villa Ephrussi de Rothschild à

Pour Annecy, la petite provinciale, les décennies 1920 et 1930 sont des années de prospérité économique et touristique, et ce, malgré la crise qui secoue la France de 1931 à la Seconde Guerre mondiale.

Selon l’expression de Raoul Blanchard*, « les succès industriels et touristiques attirent les hommes ». Ainsi après-guerre, Annecy connaît un rapide et intensif développement, une grande partie de l’accroissement de sa population vient des apports extérieurs. En 1921, la ville compte 15 004 habitants, en 1936, on en dénombre 23 293, soit une augmentation de 55% en 15 ans, avec un gain de 8 289 citoyens. Chambéry, sa voisine, passe de 20 617 habitants en 1921 à 28 073 en 1936, soit un gain de 36%.

En effet, la Grande Guerre va grossir les rangs des industries déjà présentes avec l’installation d’usines de roulements (SRO) fin 1917, de bijouterie mécanique (Zuccolo Rochet, Laminor) et de fabrication de pierres synthétiques (Baïkowsky qui deviendra Baikowski). À côté de ces « poids lourds », un grand nombre d’ateliers s’établit à Annecy et y prospère : confection, appareils radio, construction mécanique, poupées en celluloïd (Grillet), facteur d’harmoniums, produits cosmétiques, casseroles et accessoires automobiles. Les scieries et le façonnage du bois (bois de galoches, charpente…) sont en pleine activité. Dans le secteur de l’alimentation, on retiendra la chocolaterie industrielle de Charles Ruphy et les minoteries Cléchet et Goud.

En 1936, le personnel employé dans tous ces ateliers représente un peu plus de la moitié de la population active.

La problématique du mal-logement se corse. La mise en œuvre d’un service public du logement social tiendra à l’engagement et à l’énergie sans borne de Marius Ferrero. Ce fils d’immigrés italiens, aide-maçon à 14 ans… petit commerçant puis industriel (équipements militaire et confection), deviendra maire d’Annecy en 1904, puis président de la chambre de commerce et d’industrie de Haute-Savoie de 1926 à 1952. Les tout premiers HBM – Habitations à bon marché – des 2 et 4 rue du Général-Pershing s’élèvent en 1932.

Au-delà des constructions importantes réalisées soit sur les terrains de l’ancienne caserne Decouz, soit rues Royale, de la Gare et de la Poste, il a été construit de 1929 à 1934 inclus, 387 immeubles, représentant 922 appartements. Les très nombreuses maisons nouvelles édifiées dans la banlieue ont nécessité l’ouverture de 2,8 km de rues entre 1929 et 1935 : Louis-Boch, du Coteau, des Alpes, des Près-Riants, Aimé-Levet, Louis-Chaumontel, des Prévoyants, du Repos, etc. La ville s’égaye dans la plaine des Fins, vers Cran et Annecy-le-Vieux.

Pour maîtriser cette expansion quelque peu incontrôlée, le conseil municipal vote un plan d’aménagement et d’extension de la ville, confié à l’architecte-urbaniste parisien, Jacques-Marcel Auburtin. Il est déclaré d’utilité publique en juillet 1927. 28 ans plus tard, en 1955, ce même plan d’aménagement sera toujours utilisé.

*Raoul Blanchard (1877-1965), géographe et  enseignant à l'université de Grenoble. Auteur, entre autres, de Annecy, essai de géographie urbaine, Société des Amis du Vieil Annecy, 1957.

Les premiers 11 novembre

11 novembre 1918, foule rassemblée devant l’hôtel de ville d’Annecy. Le maire, Joseph Blanc prononce son discours.

11 novembre 1918, le préfet Adrien Nimier lit son discours entouré des autorités devant le monument Curtat, monument élevé à la gloire des soldats morts à la guerre de 1870. Alors située à l'angle de l'avenue du Parmelan et de la rue Revon

Affiche invitant les Annéciens à fêter, le 11 novembre 1920, la proclamation de la 3ème République et la fin de la victorieuse guerre

Affiche-programme de la fête du 4 septembre 1920 célébrant le cinquantenaire de la proclamation de la 3ème République. Fête gymnique et courses vélocipédiques sont au rendez-vous

Reportage photo de la journée du 11 novembre 1920, avenue du président Wilson (future avenue d’Albigny) avec les autorités militaires, pompiers, fanfare municipale…

Reportage photo de la journée du 11 novembre 1920, avenue du président Wilson (future avenue d’Albigny). L’on aperçoit le maire, Joseph Blanc, la remise des décorations aux pompiers démarre…

Reportage photo de la journée du 11 novembre 1920, avenue du président Wilson (future avenue d’Albigny). Joseph Blanc, maire et… la remise des décorations aux pompiers démarre…

Reportage photo de la journée du 11 novembre 1920, avenue du président Wilson (future avenue d’Albigny).

Extrait de l’hebdomadaire L’Industriel Savoisien du 6 novembre 1920 annonçant les fêtes du 11 novembre 1920

Extrait de l’hebdomadaire L’Industriel Savoisien du 6 novembre 1920, le programme de la journée du 11 novembre 1920, co-signé par Jules Barut, commandant de la Compagnie des Sapeurs-pompiers et Joseph Blanc, maire d’Annecy

Extrait de l’hebdomadaire L’Industriel Savoisien du 6 novembre 1920 témoignant du « culte des morts » dans les cimetières par les Annéciens

Extrait de l’hebdomadaire L’Industriel Savoisien du 11 septembre 1920, le 11 novembre est déclaré jour férié. Cet article dresse le compte-rendu de la journée du 4 septembre 1920 fêtant la proclamation de la 3ème République et annonce les célébrations

Extrait de l’hebdomadaire L’Industriel Savoisien du 13 novembre 1920, il dresse le compte-rendu des fêtes de la journée du 11 novembre, jour où sont inaugurées « les deux tables de marbre noir belge, portant en lettre d’or la funèbre liste des 378 enfants

Maquette du monument aux combattants, par le sculpteur Philippe Besnard. Photo du 15 novembre 1924, annexée à la délibération du conseil municipal du 29 octobre 1924. Le monument représente une Victoire casquée, sonnant de la trompette

Inauguration du monument aux combattants de la Haute-Savoie, le 12 septembre 1926, devant l’hôtel Verdun. Le maire Joseph Blanc, juché sur une estrade au milieu de la foule, prononce son discours

11 novembre 1918, 11h15, le préfet de la Haute-Savoie reçoit un télégramme annonçant la signature de l’armistice le matin même à 5 h. L’effroyable Grande Guerre est terminée, 1 500 000 combattants français sont tombés. 11h30, la trompette municipale prend alors le relais pour inviter les Annéciens à un grand rassemblement devant l’hôtel de ville à 15h. Lorsque le maire, Joseph Blanc et les conseillers municipaux paraissent au balcon, la place est noire de monde. Les acclamations s’élèvent suite au discours du maire, toutes les cloches sonnent. Une immense fête patriotique organisée à la hâte par la mairie débute à 15 h, se poursuit en soirée par un concert, sous les feux d’artifice.

L’année suivante, l’hommage « aux glorieux Défenseurs Morts pour la France » se déroule le dimanche 2 novembre.

Le 11 novembre 1920 célèbre à la fois le cinquantenaire de la 3ème République et la fin victorieuse de la Grande Guerre. Un siècle plus tard, revenons sur cette journée si particulière à Annecy.

  • 3ème République (1870- 1940), l'apogée du régime parlementaire. Proclamée le 4 septembre 1870, deux jours après la défaite militaire du Second Empire à Sedan, la République s'installe dans des conditions difficiles. Encore en guerre contre la Prusse, au printemps 1871, elle réprime l'insurrection de la Commune de Paris. La Troisième République se consacre à la transformation en profondeur du pays. S'inspirant des idéaux de 1789, elle établit la liberté d'opinion et d'expression des citoyens ; ceux-ci participent massivement aux élections qui rythment désormais la vie politique, grâce au suffrage universel. Les conditions d'une véritable égalité entre tous les Français sont réunies dès leur plus jeune âge : l'école se veut, en effet, le plus solide des piliers de la République, qui émancipe l'individu tout en cimentant la nation autour des valeurs héritées de la Révolution française : liberté, égalité et fraternité. La République est finalement terrassée par la défaite de mai-juin 1940 et la débâcle.
  • 2ème anniversaire de la signature de l’Armistice. La cérémonie prend une dimension nationale avec la volonté d’honorer tous les soldats morts aux combats, le corps d’un soldat inconnu tué à Verdun est porté sous l’Arc de Triomphe. Par la suite, les anciens combattants insistent pour que le Parlement déclare le 11 Novembre comme fête nationale. C'est l'objet de la loi du 24 octobre 1922.

Le monument aux combattants de la Haute-Savoie

Actée en mai 1921, la création d’un monument départemental à la gloire des combattants de la Grande Guerre est confiée au sculpteur Philippe Besnard, fils du peintre parisien Albert Besnard, directeur de l’école des Beaux-Arts et membre de l’Académie française, lequel possédait une villa à Talloires. Recueillir des fonds demande plusieurs années ; toutes les communes de France sont à l’œuvre… Le monument est finalement inauguré le dimanche 12 septembre 1926. À l’entrée de la promenade du Pâquier, (actuellement place de la Libération). Il sera transféré place du Souvenir en 1977 pour permettre la construction d’un ensemble immobilier à l’intérieur du clos Bonlieu.

Retrouvez cet épisode de l’entre-deux-guerres, et bien d’autres encore, en vidéo-fiction, en visitant l’exposition créée par les Archives municipales d’Annecy : « Drôles de cartes postales : Annecy, les années 20-30 s’animent ».

Le centre culturel Bonlieu fête ses 40 ans ! - Acte 3

Les premiers pas de Bonlieu, vue aérienne 1981.

Journée inaugurale de Bonlieu : autour de Jean-Pierre Cot, ministre de la Coopération, André Fumex, maire d'Annecy, Charles Bosson, sénateur, Maurice Novarina, architecte, Jean-Pierre Pochat, conseiller municipal. À l'arrière-plan, l'ancien casino en c

Journée inaugurale de Bonlieu : Jean-Pierre Cot, ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures et André Fumex, maire d'Annecy accèdent au théâtre.

Journée inaugurale de Bonlieu : le forum est animé par le groupe folklorique « Les Snyüles », ou affreux bavards en patois.

Journée inaugurale de Bonlieu : parmi les toutes 1ères créations théâtrales « La Double inconstance » de Marivaux vue depuis la régie

Première exposition « Annecy-81 : sculpture » dans le forum et le jardin de Bonlieu.

Affiche de l’exposition « Annecy-81 : sculpture » dans le forum et le jardin de Bonlieu.

Premier programme de Bonlieu, octobre 1981, supplément à Forum n° 11, journal du Centre d’action culturelle de la région annécienne. Couverture Alain Priem.

À l’affiche du premier programme de Bonlieu, octobre 1981.

Campagne d’adhésion publiée dans le premier programme de Bonlieu, octobre 1981.

Terrasse de la crèche municipale de Bonlieu, août 1984.

Bibliothèque municipale de Bonlieu, février 1985.

Bibliothèque municipale de Bonlieu, section enfants, avril 1986.

Accueil de l’office de tourisme à Bonlieu, 1981.

La visite continue en empruntant l’escalator depuis le forum, 1981.

La galerie du 1er niveau, 1981.

Terrasse du restaurant-bar, 1982.

Vue depuis le forum 1981.

Vue depuis le forum 1981.

Le centre culturel Bonlieu fête ses 40 ans ! - Acte 2

1. Le panneau de chantier est posé.

2. Photo prise depuis le théâtre municipal, les 1ères palissades de chantier sont installées, décorées par les enfants, et le jardin de Bonlieu inauguré en juillet 1970.

3. La palissade.

4. Vue globale du chantier, la 3e phase de terrassement sera achevée dans le courant de l’été 1978.

5. 1er niveau de parking en cours.

6. Le 2nd niveau de parking s’annonce.

7. Les dalles du rez-de-chaussée et du 1er étage sont en construction durant le printemps 1979. Point en septembre 1979 : les courbes de Bonlieu s’installent dans le cœur de la ville.

8. Vue sur le casino-théâtre face à Bonlieu.

9. Hiver 1979-80 : les façades du futur Centre d’action culturelle (le CAC) sont en place

10. Septembre 1980, le bulletin municipal d’informations annonce « l’ouverture générale de Bonlieu » pour 1981. Ce sera chose faite en octobre 1981.

11. Vue depuis la rue du Président-Favre, Bonlieu (à gauche), le théâtre municipal (en face).

12. Gros plan sur l’empreinte gravée dans le béton des façades. Elle inspira la toute dernière identité graphique de Bonlieu scène nationale en 2014, suite à la rénovation du théâtre et du forum.

Les travaux de construction de Bonlieu commencent en août 1978 ; ils dureront 3 ans 1/2. Avant de lancer le chantier, la Ville acquiert terrains et bâtiments entre 1962 et 1968.

C’est l’hôtel Verdun qui, le premier, en 1969, tombe sous la pioche des démolisseurs. Les autres bâtiments disparaîtront en 1971.

Quelques chiffres pour mesurer l’ampleur du chantier : terrain 14 000 m2 ; parc 4 700 m2 ; emprise au sol 9 587 m2 ; surface « habitable » 19 161 m2 ; 2 niveaux de parking souterrain.

À suivre prochainement, acte 3 consacré à l’ouverture de Bonlieu !

Le centre culturel Bonlieu fête ses 40 ans ! - Acte 1

Photomontage utilisé dans diverses publications pour présenter le projet retenu aux Annéciens, 1978.

Vue aérienne du clos Bonlieu, 1955. 1 - Hôtel Verdun ; 2 – Immeuble Dingeon (ancien couvent) ; 3 – Immeuble Duparc (église de l’abbaye transformée en appartements) ; immeuble Vincent ; le Club (dancing).

L’emplacement au 18e siècle. Le monastère lui-même occupe la parcelle 496, la grange la 499, le verger la 494, le jardin la 495. Plan établit en 1764.

Publicité pour le Grand hôtel Verdun et de Genève. Eugène Verdun l’a fait édifier par l’architecte Marius Vallin en 1866. En face, sur le Pâquier, le théâtre. Cet hôtel a été légué à la Ville en 1909.

L’hôtel Verdun depuis le canal du Vassé, fin 19e siècle.

Deuxième maquette Novarina avec la tour signal, novembre 1969.

Une maquette de travail concernant le dernier projet (tous les volumes n’y sont pas figurés), 1974.

15 octobre 1981 : Bonlieu est inauguré ! Retour sur cette incroyable histoire en 3 actes.

Jusqu’au 17e siècle, ce terrain appartient à la famille de Montgaillard, avant d’accueillir le couvent des religieuses Bernardines (1640-1753) puis les cisterciennes, originaires du lieu-dit Bonlieu, paroisse de Sallenôve. D’où le nom !

À la Révolution, un entrepreneur installe une manufacture d’armes dans les bâtiments conventuels remplacée, en 1800, par une fabrique de vitriol puis par une annexe de la Manufacture que son directeur M. Laeuffer rachète pour en faire son hôtel particulier. À proximité, Antoine Pradier crée l’hôtel de Genève dont Eugène Verdun fera l’acquisition en 1850.

Les 1ères réflexions autour d’un projet naissent en 1963. Trois conseils municipaux successifs débattent sur une bonne dizaine de projets conçus par les architectes Maurice Novarina et Jacques Lévy, maquettes à l’appui. Le 1er d’entre eux s’articule autour d’une bibliothèque et d’une tour-hôtel de 20 à 30 étages destinée à « créer un choc vertical, un signal » pour reprendre les termes de M. Novarina. Le « choc vertical » n’aura pas lieu, une version basse lui sera préférée. Le projet est définitivement approuvé fin 1974, les travaux commencent en 1978.

Sacrées embardées !

Au lac, 1953, fonds G. Grandchamp.

Sur le toit, à l’angle des rues Vaugelas et de la Gare, 1961, fonds G. Grandchamp.

Trottoir et mur, au croisement des rues Guillaume-Fichet et de la Paix, 1961, fonds G. Grandchamp.

Dans la vitrine du magasin Vog, 1961, fonds G. Grandchamp

Quand une 2 CV rencontre une Renault Dauphine, devant les Chapeaux Garcin, 1962, fonds G. Grandchamp.

Le bain de cette 2 CV aura duré 12 mois dans le lac, 1964, fonds G. Grandchamp.

Les freins avaient lâché…, 1971, fonds G. Grandchamp

Dans le virage du pont de Brogny, le camion se renverse sur une voiture, 1972, fonds G. Grandchamp.

Dans le virage du pont de Brogny, le camion se renverse sur une voiture, 1972, fonds G. Grandchamp.

À l’occasion du centenaire du code la route, créé en mai 1921, les Archives municipales ont sélectionné des photos spectaculaires d'embardées dans les rues d'Annecy prises dans les années 60.

Une sortie de virage au pont de Brogny, un camion dont les freins ont lâché pour basculer dans le Thiou, … ainsi qu’un appel à la prudence dans les colonnes de l’Industriel Savoisien en 1934, « Le code de la route des petits écoliers ».

En novembre 1929, un savoureux billet sur « La psychologie de l’automobiliste » posait déjà ces interrogations : « La circulation automobile devient une lutte de jour en jour plus discourtoise, faut-il donc que, par la faute de la locomotion nouvelle, le peuple le plus poli de la terre perde sa réputation ? Faut-il que des gens bien élevés qui se font des politesses à pied devant une porte d’entrée, deviennent des pignoufs au volant de leur voiture ?».

Prenez soin les uns des autres, dans une semaine se déroulera la journée nationale de la sécurité routière.

La naissance des " Nouga "!

1.	Photo de la maquette du magasin les Nouvelles Galeries, côté boulevard du Lycée, 1967.

1. Photo de la maquette du magasin les Nouvelles Galeries, côté boulevard du Lycée, 1967.

2. Le 25 février, avant une « opération porte ouverte », les Nouvelles Galeries reçoivent la visite de la presse nationale et locale.

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3. L’une des nombreuses cartes postales éditées sur les Nouvelles Galeries dans les années 70.

4. Vue aérienne du chantier des Nouvelles Galeries et de l’aménagement de 2 ronds-points en 1968.

5. 5. Photo du chantier, en mars 1968, la transformation de tout un quartier d’Annecy est en cours.

6. Vue aérienne des Nouvelles Galeries, on voit parfaitement le logo « NG » gravé sur le toit.

7. Plein succès populaire lors de l’ouverture, 27 février 1969.

8. L’escalator bien bondé en 1969.

9. M. Prévost, vice-président du conseil d’administration des Nouvelles Galeries (second à partir de la gauche) et Alfred Lombard (au centre, premier plan), directeur général de la firme, le 25 février 1969. Il s’agit alors du 55e grand magasin de la chaî

10. Grève commerciale, rideaux baissés et occupation extérieure des supermarchés. Plus d’essence, la station des Nouvelles Galeries est fermée, avril 1969.

11. Bain de foule pour le père Noël arrivé en hélicoptère sur le toit des Nouvelles Galeries, 1973.

12. Terrain des futures Nouvelles Galeries où se trouvait l’ancien monastère des sœurs de l’Immaculée Conception, lequel accueillait depuis 1885 un orphelinat de garçons.

Le 25 février 1969, les Nouvelles Galeries d’Annecy sont inaugurées en grande pompe, au cœur du quartier du Parmelan. 8 000 m² dédiés à la confection, aux articles ménagers, à la décoration… font alors le « Bonheur des Dames » si bien accueillies par le sourire des vendeuses et vendeurs.

Cet « ovni architectural », emblématique du 20e siècle, est signée Antoine Dory, inspiré par le bâtiment du magasin Macy’s situé dans le Queens à New York.

Rénové en 2000 puis en 2007, cet édifice est labellisé Patrimoine du 20e siècle en 2003. Dans le même temps, les Nouvelles Galeries rejoignent le groupe des Galeries Lafayette. Aujourd’hui une grande métamorphose est en cours…

Soyez curieux… Trésors et histoire(s) à découvrir aux Archives municipales d’Annecy !