La Ville d'Annecy
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Découvrir la commune déléguée d'Annecy

Un lac sauvé d'une mort annoncée, une rivière, le Thiou, d'abord axe industriel puis atout touristique, un poumon vert, la forêt du Semnoz, une plaine spacieuse se prêtant à une urbanisation sans contrainte ont favorisé un épanouissement industriel, touristique et urbain exceptionnel et ont fait du chef-lieu du département de la Haute-Savoie une des villes les plus connues de France.

Portrait d'une ville

La première occupation humaine, vers 2500 avant J.-C., s'est faite non loin de l'île des Cygnes avec l'implantation d'une palafitte abandonnée vers 750 avant J.-C. suite à la remontée du niveau des eaux. Il faut attendre 45-27 avant J.-C. pour qu'apparaisse un village Allobroge dans la plaine des Fins. Grâce à l’ouverture de voies de communication qui en font un carrefour routier, le modeste village devient un actif vicus d'environ 2 000 habitants. Démunie de toute protection, la cité de Boutae, ne résiste pas aux invasions successives qui provoquent son déclin dès le IIIe siècle pour achever sa destruction aux Ve et VIe siècles.

 

Naissance d'Annecy

La modeste agglomération implantée au début du 12e siècle à la base de l’éperon rocheux du Semnoz va se dilater, descendre vers le Thiou et le franchir pour s’organiser sur ses deux rives et former ce que nous appelons aujourd'hui la Vieille Ville. Devenu, au 13e siècle, la résidence du comte de Genève, chassé de sa capitale par suite de conflits avec les évêques, Annecy connaît un essor inattendu. Les soubresauts de l'Histoire lui offrent une nouvelle promotion lorsque l'évêque de Genève, à la veille de la Réforme protestante (1535), y installe son siège entraînant dans son sillage plusieurs communautés religieuses transformant Annecy en « Rome savoyarde » selon la formule consacrée par les historiens.

 

La vocation industrielle et touristique

La Révolution donne le coup d'envoi d'une prospérité industrielle qui ne faiblit pas jusqu'au rattachement de la Savoie à la France, en 1860. La Manufacture a été le fleuron de cette période. Après une seconde moitié du 19e siècle un peu languissante, une petite équipe d'Annéciens très entreprenants va prendre en mains les destinées économiques d'Annecy et lui communiquer un élan industriel et touristique qui ne ralentira plus. Les succès attirant les Hommes, la population d'Annecy ne cesse de croître. L'expansion devient torrentielle après la Libération (entre 1946 et 2006 Annecy a presque doublé sa population). La marée des constructions s'est épanchée, pour l'essentiel, au nord de la ville ancienne dans la vaste plaine des Fins.

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Les armoiries de la ville 

« De gueules à la truite d'argent en bande »

Elles représentent une truite argentée sur fond rouge. La première mention permettant d'affirmer leur existence remonte à 1484. Une délibération du conseil de ville du 3 mai 1526 confirme que l'écu est bien orné d'une truite et non d'un vairon comme on l'entend quelquefois. Dans les années 1720, les armes apparaissent surmontées d'une couronne murale. A partir du XVIIIe siècle, des supports viennent encadrer l’écu : deux lions et, à partir de 1780, deux bœufs plus représentatifs d'une commune encore très rurale et dont un des quartiers les plus populeux s'appelait faubourg de Bœuf (rue Carnot actuelle). La délibération du conseil municipal du 26 janvier 1988 a défini avec précision et d'une façon officielle la représentation exacte des armes de la ville d'Annecy.


Le logo

Suite à la fusion des six communes déléguées, Annecy s'est doté d’un nouveau logo. Il reprend l’élément présent dans de nombreuses armoiries, la croix de Savoie, qui crée une alternance optique saisissante. La couleur rouge inscrit Annecy dans l’écosystème visuel de la Savoie, en complémentarité avec les autres acteurs du territoire. L’objectif est de réunir les valeurs communes des six communes déléguées dans un seul et même logo.


L'ancien logo d’Annecy, datant de 1991, s’inspirait de ses armes. Au-dessus de la silhouette stylisée et démultipliée de la truite, un coup de pinceau rouge évoquait la silhouette du château d’Annecy.

Annecy en images

La Vieille Ville

Château

La Visitation

pont morens

Préfecture

Les lieux incontournables

Annecy est riche de lieux et monuments remarquables qui participent à sa renommée.

 

Les sites d'exception

Le Pâquier ©VilleAnnecy
Ce grand espace de verdure qui ouvre sur la perspective du lac et des montagnes suscite l’admiration de nos visiteurs. La plus grande partie du Pâquier nous vient d'une donation du comte Bernard IV de Menthon (1562-1627) effectuée en 1613. Le reste a été acheté par la Ville entre 1710 et 1852. En 1863, après dix ans de travaux de remblaiement et d'agrandissement, le Pâquier ressemble enfin à ce qu'il est aujourd'hui.

 

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Le Haras
Acheté par la Ville en 2013, ce haut-lieu du patrimoine annécien, témoin de l'architecture du  XIXe siècle, est ouvert aux visiteurs depuis 2015. Ce bel ensemble a été construit entre 1880 et 1885. Les premiers chevaux sont arrivés en 1882.

 

 

©VilleAnnecyLes jardins de l’Europe
A l’origine, il s'agissait de deux îles marécageuses situées en dehors des remparts. La Ville les acquiert entre 1835 et 1843, les transforme en une presqu'île et y implante l'école (1843), l'hôtel de ville (1855) et aménage le jardin durant l'hiver 1863-1864. Le jardin des Plantes devient jardins de l'Europe par délibération du conseil municipal du 26 octobre 1987, le maire d'Annecy, Bernard Bosson, étant alors ministre chargé des Affaires européennes.

Les monuments remarquables

  • Palais de l’Île
  • Château
  • Basilique de la Visitation
  • Églises : Saint-Maurice, Saint-François, Notre-Dame-de-Liesse, cathédrale Saint-Pierre, basilique de la Visitation
  • Ancien hôtel de ville
  • Maison Gallo
  • Portes de ville : Perrière, Sainte-Claire, du Sépulcre
  • Hôtels particuliers : Charmoisy, Bagnoréa, de la Monnaie, de Sales

Les Annéciens célèbres et visiteurs de marque

La ville a vu naître ou a accueilli nombre de personnages de divers horizons qui, d'une manière ou d'une autre, ont laissé leur empreinte dans la ville ou ont porté loin sa renommée.

Les ingénieurs

Louis Armand (1905-1971)

Ingénieur, il participe au perfectionnement du réseau ferroviaire français et devient directeur de la SNCF après la Libération. Il est le premier président de la Commission européenne de l’énergie atomique (Euratom). Déclaré citoyen d’honneur d’Annecy en 1960, il devient membre de l’Académie française en 1963. Une rue porte son nom depuis 1972.

Germain Sommeiller (1815-1871)

Cet ingénieur a mis au point une machine perforatrice à air comprimé qui a grandement facilité la percée du Mont Fréjus. On peut voir sa statue, non loin du lycée technique qui porte son nom, dans le square du 8-mai-1945.

Sadi Carnot (1837-1894)

Il débute sa carrière d'ingénieur des Ponts et Chaussées à Annecy où il demeure de 1864 à 1870. Il a conçu le dispositif de vannage du Thiou et du Vassé visant à réguler le niveau des eaux du lac qui sera opérationnel en 1875. Il débute sa carrière politique en 1871 et devient président de la République en 1887. Il meurt à Lyon, en 1894, assassiné par un anarchiste italien.

 

Les scientifiques

Claude Berthollet (1748-1822)

Né à Talloires, ce chimiste participe à la campagne d’Égypte de Napoléon Ier, devient Sénateur comte puis Grand Officier de la Légion d’Honneur. Il poursuit ses recherches scientifiques à Montpellier. Un monument à sa mémoire trône dans les jardins de l'Europe depuis 1863.

Cécile Vogt-Mugnier (1875-1962)

Faisant partie des premières étudiantes admises en faculté de médecine, elle est reconnue comme l’une des plus illustres neurologistes du XXe siècle.

 

Les hommes d’Église

Eustache Chapuys (1499-1556)

Cet Annécien, après de brillantes études à Turin et à Rome, entre au service de l’Église et fait une brillante carrière qui le mène à la cour du roi d’Angleterre, Henri VIII, en qualité d'ambassadeur de Charles Quint, charge qu'il occupe pendant 17 ans. Il crée à Annecy, en 1549, le collège chappuisienqui fermera ses portes en 1888 avec l'ouverture du lycée Berthollet.

Saint François de Sales (1567-1622)

Après des études de juriste, il embrasse la carrière ecclésiastique. Il se distingue d'abord dans la reconversion du Chablais au catholicisme puis, devenu évêque d’Annecy, fonde, avec la baronne Jeanne de Chantal, l’ordre de la Visitation en 1610.

Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641)

Jeanne Françoise Freymiot, veuve de Christophe de Rabutin, baron de Chantal, rencontre François de Sales à Dijon, où il était venu prêcher le carême en 1604. En 1616, elle quitte sa ville natale pour fonder l'ordre de la Visitation à Annecy. Canonisée en 1768, elle est la patronne des mères de famille et des veuves. Sa dépouille mortelle repose dans la basilique du monastère de la Visitation à Annecy, tout comme celle de François de Sales.

 

Les littéraires

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Le Genevois, futur auteur des Confessions, arrive pour la première fois à Annecy le 21 mars 1728, porteur d'une lettre de recommandation pour madame de Warens, qu'il fréquentera jusqu'en 1730. Quelques jours plus tard, il gagne Turin où il abjure le calvinisme et se fait baptiser. De retour en 1729, il entre au séminaire et y séjourne jusqu'en septembre. Féru de musique, il fréquente aussi la maîtrise de la cathédrale.

Antoine Favre (1557-1624)

Littérateur et juriste formé à Paris et Turin, il séjourne à Annecy de 1596 à 1610 et y fonde l’Académie florimontane, première académie de langue française, en 1607 avec son ami François de Sales. Il est également l’auteur du Code fabrien en usage jusqu’à l’avènement du Code napoléonien.

Claude Favre de Vaugelas (1585-1650)

Ce grammairien, fils d’Antoine Favre, s’initie aux humanités au collège chappuisien. Il fréquente François de Sales et les membres de l'Académie florimontane. Nommé membre de l’Académie française par Richelieu dès sa fondation en 1635, on lui confie la direction du célèbre Dictionnaire. Il publie la première grammaire française sous le titre Remarques sur la langue française.

Le patrimoine naturel

La forêt du Crêt du Maure

A la Révolution, la ville d'Annecy devient propriétaire des vastes terrains du Crêt du Maure possédés jusque-là par les religieuses cisterciennes de Sainte-Catherine dont le couvent est établi dans le vallon qui a conservé leur nom. Cette vaste propriété vient s'ajouter à la forêt dont la Ville est propriétaire depuis le Moyen Âge. Au 19e siècle, cet espace boisé est très dégradé par les chèvres qui y pâturent et par le défrichement pour la mise en culture. En 1861, le conseil municipal, sensibilisé par les services des Eaux et Forêts, vote le reboisement qui dure de 1861 à 1877. Cette œuvre de restauration est parachevée par l'inspecteur Ernest Guinier qui s'est employé à créer les sentiers qui sillonnent la forêt. A partir des années 1950, la Ville mène une active politique d'acquisition foncière. C'est ainsi que la surface forestière communale a triplé entre 1950 et 2000, passant de 149 à 382 hectares.

 

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