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Le Festival du Film Vert récompense 4 documentaires remarquables !

Le Festival du Film Vert récompense 4 documentaires remarquables !

Publié le 06/09/2021

Lors de sa journée d’ouverture ce samedi 4 septembre, à Annecy, le Festival du Film Vert a remis ses prix aux meilleurs documentaires «verts» de l’année.

François Astorg, Maire d'Annecy : « Les films proposés tout au long du festival sont importants ; ils sont nécessaires : pour informer, alerter, susciter la prise de conscience. Ils nous montrent aussi que, partout dans le monde, des collectifs, des citoyens, des gens comme vous et moi s’interrogent et s’engagent pour un avenir meilleur. »

Le Prix Jouvence, remis pour la première fois, et le Prix Tournesol ont récompensé quatre films magnifiques. Deux prix mais quatre films récompensés, cela démontre la qualité des documentaires proposés cette année !

Le prix Jouvence

Le Prix Jouvence, attribué par un jury mis sur pied par le fondateur des Editions Jouvence, M. Jacques Maire, devait récompenser un film portant un message d’ouverture sincère à la nature, à sa complexité et à la nécessaire cohabitation que nous devons entretenir ensemble. Devant la qualité des films nominés, le jury a décidé de décerner un ex-aequo et de récompenser ainsi Champs de luttes, semeurs d’utopie, de Mathilde Syre, et L’installation, d’Agnès Poirier. Selon le jury « c’est un choix politique en faveur de la cause paysanne et des valeurs qu’elle représente, et nous étions tous d’accord sur cet engagement. La force d’engagement des protagonistes sur le terrain et les valeurs qu’ils défendent sont essentielles dans notre monde en mutation. Ils méritent notre respect et notre soutien.»

La réalisatrice de Champs de luttes, semeurs d’utopie n’a pas pu être présente à Annecy mais a envoyé un message vidéo dans lequel elle dit espérer que les spectateurs se poseront des questions sur notre monde et trouveront des solutions pour changer. Elle a également souligné sa joie de partager le prix avec une autre réalisatrice. Et pour L’installation, c’est la protagoniste du film, Laurianne Achard, qui a fait le déplacement depuis la Bretagne pour le représenter. Dans le film, on la voit reprendre la ferme et apprendre le métier. Elle a insisté sur «l’importance du système agricole présenté dans le film, respectueux de la terre, des animaux et des hommes, un système herbagé. Ce film ouvre aussi une porte pour les gens qui, comme moi, ne sont pas issus du monde agricole et qui souhaitent y entrer.».

Le prix Tournesol

Cette année après un long et riche débat, le jury du Prix Tournesol a décidé de décerner un grand prix et un prix coup de cœur. Les deux films, bien que très différents, ont en commun d’insuffler un sentiment d’espoir aux spectateurs.

Pour le coup de cœur du Prix Tournesol, le jury a décidé de primer Greenblood. Selon le jury, «cette enquête magistrale nous montre la dangerosité de l’investigation environnementale, qui peut s’avérer fatale pour les journalistes. Mais elle montre surtout que si l’on peut tuer des femmes et des hommes, on ne met pas fin à leur combat, leur engagement leur survit. Elle montre aussi que si des scandales environnementaux émergent en Asie, en Afrique, en Amérique du Latine, leurs racines sont systémiques et nombre de leurs protagonistes vivent en Europe ou en Amérique du Nord. Nous saluons aussi sa photographie et son rythme qui nous tient en haleine. C’est un film dur mais porteur d’espoir.»

C’est un autre film porteur d’espoir à qui le jury décide d’attribuer le Prix Tournesol 2021. Il s’agit de Douce France, un film environnemental, social qui laisse place à la jeunesse qui se mobilise contre un projet d’aménagement de centre commercial avec une piste de ski artificielle dans le triangle de Gonesse, au Nord de Paris.

Le jury explique son choix : «Ce qui est remarquable dans ce film, c’est que l’on voit naître chez ces jeunes une vraie conscience environnementale. Ces jeunes se déplacent sur leur territoire, mènent leur enquête et changent leurs visions des choses. On s’attache à eux, à leur langage, leurs réflexions intimes, leur volonté de transmettre leur engagement à leurs parents, à leurs voisins. Ce film montre que pour résoudre un problème environnemental sur un territoire, il doit intégrer tout le monde dans l’équation. Le film interroge aussi sur la relation entre une mégapole comme Paris et les terres agricoles qui l’entourent et qui sont censées la nourrir, ou comment réconcilier les champs et le bitume. En définitive, ce film donne de l’espoir puisque même si le projet d’aménagement du triangle de Gonesse est abandonné, le combat continue car de nouveaux projets arrivent … il montre que les combats locaux mis bout à bout contribuent à résoudre des problèmes globaux.»

Le réalisateur de Douce France, Geoffrey Couanon, était présent à Annecy. Après avoir remercié le jury, et le Festival, il a insisté sur l’urgence de faire se rencontrer les personnes qui n’ont plus l’habitude de se rencontrer. «On ne peut plus faire de l’écologie dans son coin, il faut discuter avec les personnes avec lesquelles on n’est pas d’accord.» C’est ce qu’il fait avec ce film, qu’il porte aux quatre coins de la France (et de la Suisse), pour voir toutes les personnes qui ne parlent pas d’écologie et les réunir autour de la table.

Les films primés, les nominés et de nombreux autres documentaires sont à voir dans plus de 60 sites de Suisse et en France voisine jusqu’à la mi-octobre pour un total de 250 séances du Festival du Film Vert, et certains de ces films seront diffusés en «live» sur internet à la fin du festival.

François Astorg, Maire d'Annecy : « De quoi, je l’espère, inspirer les jeunes générations d’Annecy et d’ailleurs, mais aussi toutes celles et ceux qui le verront. »

Infos & programmation complète jusqu’au 14 octobre à découvrir sur : https://www.festivaldufilmvert.ch/fr/france/welcome/fr-programme-haute-savoie-2021